Des scènes de vandalisme à la paroisse Saint Joseph de Bule à Bunia : des militaires arrêtés et transférés à la justice

L’administration militaire de la province de l’Ituri confirme l’arrestation et le transfèrement, à la justice, des militaires présumés coupables des actes de profanation et de vandalisme de la paroisse Saint-Joseph, située dans la localité de Bule, au nord de la ville de Bunia dans le territoire de Djugu.

Pour le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole et conseiller en communication du gouverneur militaire, « ces actes graves et inacceptables » ont été perpétrés par certains éléments de forces armées appuyés par un civil.

« Nous informons l’opinion nationale et internationale ainsi que l’ensemble des chrétiens de l’Ituri, que les militaires impliqués ont été immédiatement arrêtés, transférés à Bunia puis déférés devant la justice militaire. Ils devront répondre de leurs actes, lesquels constituent une violation grave du droit international humanitaire et des règles strictes qui encadrent des actions des forces armées de la RDC », a-t-il déclaré.

À l’en croire, Bunia s’insurge contre des comportements jugés « indignes », impropres aux valeurs de l’armée régulière ni à l’engagement des forces de défense à protéger les civils et les lieux de culte.

Le diocèse de Bunia a alerté, dans un communiqué, ce qu’il a qualifié de profanation ciblée et de vandalisme de la paroisse de Saint Joseph, survenus lors des affrontements des FARDC et les miliciens CRP de Thomas Lubanga. Il signale de graves dégâts collatéraux : « les toitures du presbytère et de l’église trouées, des murs et des vitres détruits par des balles et obus, avec plusieurs biens de valeurs emportés ».

La curie diocésaine, qui a exprimé sa proximité et sa compassion aux prêtres et fidèles de la paroisse Saint Joseph de Bule, dit s’en remettre aux autorités pour que justice soit faite, tout en condamnant fermement la recrudescence des affrontements entre les FARDC et les miliciens du CRP à Bule, qui occasionnent de perte en vies humaines, des violences et abus sexuels sur des mineures, jeunes et vieilles femmes, ainsi que des agressions physiques sur des hommes dont beaucoup sont assimilés aux éléments de Thomas Lubanga par les militaires.

Samyr LUKOMBO