La menace érosive devient de plus en plus grandissante à la cité de Bulungu, à l'heure de la saison des pluies. A ce jour, au moins 29 têtes d'érosion menacent les habitations, les écoles et les structures de santé dans bon nombre de quartiers. Le marché de la Nsele, l'hôpital CBCO, la résidence du chef d'agence de la SCTP sont les plus exposés. Alors que la menace se poursuit, certaines écoles sont déjà emportées. On parle notamment de l'institut Muyombo qui a été rayé de la carte du territoire de Bulungu.
Selon le président de la société civile locale, aucune initiative n'est prise par le gouvernement provincial. Me Dirigeant Munzende précise, par ailleurs, que le degré d'évolution exige des gros moyens du gouvernement central afin de sauver le chef-lieu du territoire de Bulungu.
" Au moins 29 têtes d'érosion qui menacent la cité de Bulungu. L'une s'approche de l'hôpital de Vanga CBCO. Dans le quartier Ilunga, plusieurs maisons ont déjà été emportées voire des écoles. L'institut Muyombo n'existe plus. La maison du Chef d'agence de la SCTP, le marché de la Nsele sont en danger. Rien n'est fait par le gouvernement central. Mais à voir l'allure de ces érosions, le gouvernement provincial ne sera pas à la hauteur pour faire face à ces érosions ", a déclaré Me Dirigeant Munzende, Président de la société civile de Bulungu.
Bulungu, Kikwit, Idiofa, Gungu sont parmi les entités à forte menace érosive dans la province du Kwilu. Des initiatives de lutte ont été annoncées à maintes reprises notamment à Kikwit, sans réelle concrétisation. Ici, des quartiers entiers sont isolés. C'est le cas de la route et quartier Kanzombi devenu inaccessible suite aux érosions.
Jonathan Mesa