Durant 5 jours, les participantes ont suivi une formation intense sur les 16 modules portant sur le leadership transformationnel, l’élaboration d’un plan de campagne, la négociation, le plaidoyer numérique, la résilience et bien d’autres.
La Fondation Internationale pour les Systèmes Électoraux (IFES), avec l’appui financier du Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni (FCDO), dans le cadre du projet IFES NDEKE II, vise à renforcer les capacités des femmes en matière de leadership et de prise de décision inclusive.
Au nom de la Directrice Pays d’IFES, la chargée de genre et inclusion, Évelyne N’EBINTU, a salué l’engagement des participantes et rappelé les objectifs du programme : accroître la participation électorale et politique des femmes, renforcer leur rôle dans les communautés et contribuer à l’élaboration de politiques publiques sensibles au genre.
« Nous avons jeté les bases. À elles maintenant de jouer. La richesse des enseignements reçus doit se traduire par un leadership efficace dans leurs communautés et dans la gouvernance de notre pays », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que l’atelier sera suivi d’un accompagnement technique sous forme de coaching et de mentorat afin de consolider les acquis et de soutenir le développement personnel des bénéficiaires.
L’engagement du gouvernement congolais réaffirmé
Présente à la cérémonie de clôture, la conseillère administrative au ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, MUKEBA TOTO Fosca, lisant le discours de la ministre, a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à soutenir les initiatives favorisant l’autonomisation des femmes.
Le ministère a salué une initiative alignée sur la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, en matière de promotion de la femme et de masculinité positive. Selon le message officiel, le programme She Leads constitue « un outil porteur d’une ambition claire de renforcer la participation, l’influence et le leadership des femmes dans les sphères décisionnelles ».
La ministre a encouragé les participantes à mettre en pratique les connaissances acquises afin de briser les barrières socio-culturelles qui freinent encore l’accès des femmes aux instances de décision.
Des participantes déterminées à passer à l’action
Au nom de toutes les participantes, Patricia Maïsha, déléguée She Leads/Kinshasa, a exprimé sa reconnaissance à l’IFES et au FCDO pour l’organisation de l’atelier.
« Ce programme représente bien plus qu’un simple atelier. Il s’agit d’un mouvement. Nous sommes désormais prêtes à appliquer ce que nous avons appris et à susciter le changement dans nos communautés », a-t-elle affirmé.
Plusieurs bénéficiaires ont témoigné de l’impact concret de la formation.
Diane Tshibola Madiya a confié avoir retrouvé confiance après une période de découragement post-électoral en 2023.
« Cette formation m’a permis de comprendre les tenants et aboutissants d’un leadership féminin efficace, notamment l’élaboration d’un plan de campagne, l’identification des cibles et les techniques de négociation », a-t-elle expliqué.
Lisa Katunda, jeune femme leader, a insisté sur l’importance de la résilience et de l’éthique dans l’exercice du leadership : « Malgré les difficultés, nous devons nous relever et aller de l’avant. Un leader doit faire preuve de morale et de responsabilité vis-à-vis de la société. »
Pour sa part, Mélanie Kabamba a mis l’accent sur l’inclusion des personnes vivant avec handicap. « Nous avons aussi quelque chose à apporter au développement du pays. Pourquoi ne pas accéder aux instances de prise de décision ? », a-t-elle plaidé, appelant à un leadership féminin résilient et inclusif.
Nancy Clémence Tshimueneka