Au lendemain de l’incursion armée survenue au Parc national de l'Upemba, les forces de défense et de sécurité ont repris le contrôle total du site. L’information a été confirmée ce mardi par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Celà s'est passé à l’issue d’une opération menée en coordination avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les services de sécurité.
Selon l’ICCN, l’attaque a visé le quartier général du parc, situé à Lusinga, dans la province du Haut-Katanga. Des mesures de sécurisation ont été immédiatement mises en œuvre afin de protéger les agents et les cadres du parc, dans le respect des droits humains et des normes internationales.
Bilan humain et matériel lourd
Cette incursion armée laisse derrière elle un bilan particulièrement préoccupant. Cinq agents du Parc national de l'Upemba ont perdu la vie, un chiffre revu à la hausse par rapport aux premières estimations qui faisaient état de quatre morts. Plusieurs équipements du parc ont été pillés, tandis que les infrastructures ont subi d’importantes destructions, affectant le fonctionnement administratif et opérationnel du site.
Condamnation et rappel du statut des aires protégées
Dans son communiqué, l’institution rappelle que les aires protégées sont soumises aux principes de neutralité et de non-belligérance, en tant que patrimoine commun de l’humanité.
"L'ICCN condamne avec la plus vive fermeté cette violation flagrante de l'ordre juridique national et des conventions internationales. Cet acte constitue une transgression directe du principe de neutralité et de non belligérance régissant les aires protégées considérées patrimoine commun de l'humanité", précise Milan Ngangay, directeur général de l'Institut congolais pour la conservation de la nature.
Malgré cette attaque, l’ICCN réaffirme sa détermination à poursuivre ses missions de conservation et appelle au respect des sites protégés ainsi qu’à la protection des agents qui œuvrent quotidiennement à la préservation de la biodiversité nationale.
Le parc national de l’Upemba a été créé depuis 1939 l’époque coloniale. Il s’étale sur une superficie de près de 1.773.000 hectares. Le parc offre une belle diversité de faune, avec notamment le zèbre, l’antilope rouanne, l’élan du Cap, le bubale, le grand koudou, l’éléphant, le buffle, etc.
José Mukendi