Les ministres des Finances, Nicolas Kazadi et du Budget, Aimé Boji, la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), Malangu Kabedi et le Représentant résident du Fonds Monétaire International(FMI), Gabriel Leost, ont animé conjointement, ce mercredi 06 Juillet, une conférence de presse sur la conclusion entre le FMI et l'Etat congolais pour le décaissement en faveur de la RDC d'une somme de 203 Millions en perspective de renforcer les réserves de change à la BCC.
Le FMI note avec satisfaction, la "très bonne résilience" de l'économie congolaise en dépit des conséquences économiques de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
"Malgré un environnement difficile et incertain que ce soit sur le plan externe, la guerre en Ukraine et ses conséquences, que ce soit sur le plan domestique avec la situation sécuritaire à l'Est du pays, l'économie de la RDC fait preuve d'une très bonne résilience. On a eu plus de 6% de croissance en 2021 et cette année malgré cet environnement difficile, on est encore sur cette tendance de l'ordre de 6% en 2022. Dans l'ordre de cette revue nous avons constaté le progrès, en terme de mise en œuvre des ses investissements...", a déclaré Gabriel Leost, le Représentant résident du FMI en RDC.
Pour sa part, l'argentier congolais, Nicolas Kazadi, a fait savoir que ce financement du FMI, va favoriser la maîtrise de l'inflation.
"La première retombée, c'est la stabilité macroéconomique que l'on apporte. Lorsqu'on garantie la stabilité macroéconomique, le taux de change, l'inflation maîtrisée, cela facilite le calcul économique de ceux qui entreprennent. Lorsque l'inflation bouge trop rapidement, cela entraîne des faillites, des cessations de paiement. Nous allons mener des réformes dans tous les secteurs en commençant par les Finances publiques. Dans quelques semaines, on aura une nouvelle Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, que nous allons mettre en place. Cette direction sera le cœur du ministère des Finances ", a fait savoir Nicolas Kazadi.
Signalons que selon les ministères des Finances, les performances constatées dans la mobilisation des recettes sont occasionnées notamment par l’embellie des cours des produits miniers et la poursuite des efforts du Gouvernement pour la mobilisation accrue des recettes publiques ; l'amélioration de la qualité de la dépense publique, en recourant d’avantage aux procédures standard de la chaîne de la dépense publique, tout en réduisant le niveau des dépenses d’urgences.
Pour rappel le 23 juin dernier, la Banque mondiale avait procédé a un appui budgétaire de 250 millions USD, qui n’aurait pas eu lieu sans un programme formel avec le FMI.
Ivan Kasongo