Fekaco : la légitimité de Claude Tshisekedi rejetée par le camp Freddy L'A Kombo

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La polémique ne cesse de croître concernant l'élection de Claude Tshisekedi à la tête de la Fédération de Karaté du Congo (FEKACO).  Me Freddy L'A Kombo et son camp font état de plusieurs irrégularités juridiques et administratives qui ont, selon eux, perturbé le processus électoral organisé le 10 avril dernier.        
   
D'après un document daté du mardi 12 mai, Freddy L'A Kombo et son camp avancent que Claude Tshisekedi n'est pas éligible à la présidence de la FEKACO en vertu des statuts de la fédération, qui exigent notamment d’être de nationalité congolaise et d’avoir dirigé une ligue pendant deux mandats successifs ou d’avoir été membre du bureau exécutif.       
   
« La convocation de l’assemblée a été annoncée le 22 décembre 2025, le corps électoral convoqué le 24 février 2026 et les élections organisées le 10 avril 2026, alors que les textes de la FEKACO prévoient un délai de 60 jours. Il n’a jamais dirigé une ligue pendant deux mandats successifs, ni occupé les fonctions de membre du bureau exécutif de la fédération », affirment-ils.      

Les mêmes sources dénoncent également une assemblée générale qu’elles qualifient « d’irrégulière de bout en bout ». Elles mentionnent spécifiquement le non-respect des délais de convocation fixés par les textes de la fédération.       

Les proches de Freddy L’A Kombo accusent aussi certaines personnes suspendues par le comité fédéral d’avoir convoqué l’assemblée sans qualité légale. Ils évoquent par ailleurs des cas présumés de « faux et usage de faux » autour du procès-verbal de l’assemblée générale.       

« Les personnes ayant convoqué cette assemblée étaient suspendues depuis le 21 décembre 2025 par le comité fédéral et n’ont introduit aucun recours. Elles ne pouvaient donc pas engager la fédération dans un tel processus. Le secrétaire général de la FEKACO aurait présenté un faux quorum alors qu’il n’était pas atteint. Certaines ligues inexistantes ou ne participant à aucune activité fédérale auraient été créées uniquement pour les besoins du vote », déclare-t-il.       

Et ajouter :

« Des membres absents le jour du vote, notamment le vice-président Mutshipanda et le président de ligue Mike Musul, se retrouvent pourtant signataires du PV. D’autres athlètes se sont improvisés électeurs sans aucune base légale ».  

Ils critiquent également le fait qu'il n'y ait pas de commission électorale indépendante pendant le processus, et le fait qu'aucun représentant du Comité olympique congolais ne soit présent lors de l'assemblée générale, pourtant prévue par les textes de la FEKACO.       

Il convient de souligner que Freddy L'A Kombo, président de la FEKACO suspendu par le ministère des Sports, avait déjà obtenu un accord devant la justice.

Fiston MOKILI