Contrôle des documents des véhicules de transport en commun : le délai du moratoire touche à sa fin, le président de l’ACCO appelle les propriétaires à s’acquitter de leur devoir
Ph/actualite.cd

A quelques jours de l’expiration du délai d’un moratoire d’une semaine accordé aux chauffeurs de transport en commun par les autorités, le président de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), Jean Mutombo, appelle les propriétaires des véhicules ainsi qu’aux chauffeurs qui sont propriétaires des véhicules à s’acquitter de leur devoir, celui d’être en ordre avec les documents de bord.

Il l’a déclaré ce jeudi 15 juillet à ACTUALITE.CD.

« Nous sommes en train de sensibiliser les propriétaires des véhicules et les chauffeurs propriétaires des véhicules à s’acquitter à ce devoir civique. Se conformer à la loi, c’est donc acheter des documents (…). Je ne pense pas qu’un véhicule sans document de bord peut être accepté à rouler à travers la chaussée. Au niveau de la division urbaine de transport, tout propriétaire de véhicule qui veut faire le transport rémunéré des personnes doit au préalable avoir une autorisation de transport, c’est un document qui donne autorisation de faire le transport rémunéré des personnes ou soit des biens ; le certificat de contrôle technique, une carte rose et l’assurance », a-t-il dit à ACTUALITE.CD.  

« Avant, c'était difficile de descendre la glace mais aujourd'hui je suis à l’aise »

De leur côté, les chauffeurs disent constater une nette amélioration de leurs conditions de travail durant cette période où les autorités ont demandé aux policiers de stopper momentanément le contrôle.

« Le gouvernement a demandé que nous  puissions  respecter  les lois établies, notamment de ne plus prendre la deuxième bande et d'avoir en sa possession des documents du véhicule. Vous ne remarquez pas que depuis l'annonce de ce moratoire, le taux d'embouteillage a baissé et nous n’avons plus à faire aux tracasseries policières comme avant ? Avant, c'était difficile de descendre ta glace mais aujourd'hui je suis à l’aise et fière d'être dans mon pays », nous a confié Monsieur Willy, chauffeur de taxi-bus rencontré devant l’hôtel de ville de Kinshasa.

A Charles Ngaliema, conducteur d’un bus trouvé au même endroit d’ajouter :  

« Les tracasseries sont excessives ici. Moi, j'ai mon assurance. Mais il ne suffit de rien pour qu’il t’arrête. Nous sommes tous des responsables en quête d'argent afin de nourrir nos familles. Du point de vue du document, je suis au complet. J'ai ma numérotation et tout ce qui va avec ».

Un autre chauffeur, lui, s’étonne que certains policiers tentent encore de semer des troubles malgré ce moratoire.

« Ceux qui sont là, c’est pour l'argent et le document leur importe peu. Il y a 4 raisons pour lesquelles ils nous arrêtent. Premièrement, l'itinéraire, deuxièmement la quittance, troisièmement l'assurance et enfin la carte rose. Même si tu as tous ces documents, ils vont tout faire pour te rendre fautif », a déclaré Jonathan, affirmant qu’il venait de voir un policier menaçant de ravir le volant à un conducteur.

Après la grève décrétée lundi par les chauffeurs de transport en commun pour dénoncer les tracasseries policières dont ils se disent victimes, le Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur, Sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Daniel Aselo avait annoncé un moratoire d’une semaine pour permettre aux chauffeurs de se mettre en ordre.

« (…) Mais il faut éviter toute confusion, on ne dit pas aux chauffeurs qu'ils vont se comporter dans la rue de n'importe quelle manière. Ils n'ont pas à gêner les gens, ils n'ont pas à commettre des infractions. Le moratoire c'est tout simplement par rapport aux documents qui leur sont exigés par la loi et donc par l'autorité urbaine. À eux de se comporter dignement »,  avait martelé le VPM de l'Intérieur.

Bethyla Alfani, stagiaire IFASIC

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