Dimanche 18 avril 2021 - 19:23

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Manifestations contre l’insécurité au Nord-Kivu : la police déplore une vingtaine des blessés dans ses rangs lors du rétablissement de l’ordre
Ph/actualite.cd

Après plus d'une semaine de travail de rétablissement de l’ordre dans les notabilités de Buhene, Kihisi et Turunga (banlieue située au Nord de Goma dans le territoire de Nyiragongo), le commissaire provincial de la police nationale congolaise (PNC) au Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire adjoint Aba Van Ang a animé ce samedi 17 avril 2021 à Goma, une parade de débriefing à l’intention des policiers. C’était l’occasion pour le numéro un de la PNC dans cette province d’encourager les troupes pour le travail abattu aux côtés de leurs compagnons d’armes des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Le général Aba Van Ang déplore cependant les violences vécues sur place qui n’ont pas épargné les policiers dont une vingtaine a été blessée, soit par arme à feu, soit par arme blanche. 

« Nous avons enregistré une vingtaine des blessés parmi les policiers. Certains par arme à feu, d’autres par arme à feu. Que nos compatriotes comprennent que quand la police vient, c’est pour mettre de l’ordre. La police n’est pas dans un camp ou dans un autre. Mais voilà, malheureusement nos compatriotes s’attaquent à la police. Nous comprenons que ce sont des hors-la-loi, des criminels qui agissent ainsi. Ça ne s’explique pas. Pourquoi s’attaquer à quelqu’un qui ne vient pas vous tuer mais qui vient mettre de l'ordre ? Vous avez suivi, aujourd’hui, on s’attaque à nos familles. À Oicha et à Beni, des maisons des policiers sont incendiées. C’est diabolique de dire que le policier doit aller au camp. Ces choses pareilles viennent de quel laboratoire ? C’est très grave ça dans un pays. Le policier a fait quoi ? Tout simplement parce qu’il veut mettre de l’ordre et faire régner la paix ? » s’interroge dans un ton ferme le commissaire divisionnaire adjoint Aba Van. 

Il met en garde tous ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre. 

« Imaginez que si la police n’était pas là et que l’armée ne nous avait pas rejoint, ça serait le chaos. Quand on parvient à incendier des mamans même dans des maisons, il faut s’imaginer, quel degré de criminalité. Mais au lieu d’encourager la police, il y a de nos compatriotes qui parlent, c’est de leur droit mais ils ne sont pas ici. Je devrais parler à mes hommes et surtout les encourager, voire comment on peut améliorer dans l’avenir. Je leur ai dit ici, nous devons considérer nos compatriotes.  Nous voulons la paix mais ceux-là qui ont choisi la criminalité et les troubles comme leur métier, nous devons être derrière ceux-là » a ajouté le numéro un de la PNC au Nord-Kivu. 

Selon les autorités provinciales, les violences survenues suite aux manifestations anti-MONUSCO ont fait 14 morts, 53 blessés, plusieurs maisons pillées et plus de 35 habitations incendiées. Les activités reprennent timidement dans les entités touchées par ces tensions. 

Jonathan Kombi, à Goma

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