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Manif anti-Monusco à Butembo : « Nous avons entendu les cris de désespoir, et nous sommes en train d’y travailler » (Khassim Diagne, numéro 2 de la Monusco)
Mardi 13 avril 2021 - 08:44
Photo ACTUALITE.CD.

Les Nations Unies envisagent de renforcer son appui aux forces armées congolaises pour venir à bout des forces négatives qui insécurisent la population dans l’Est du Congo. C’est ce qu’a dit Khassim Diagne, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, au cours d’une visite effectuée ce lundi 12 avril à Butembo, ville qui vibre depuis une semaine au rythme des manifestations visant à exiger le départ de la Monusco, accusée de passivité face à la recrudescence des massacres dans la région de Beni.

Khassim Diagne affirme que ces manifestations ne découragent pas la Monusco de pouvoir remplir sa mission. Il appelle plutôt les habitants à privilégier la voie de dialogue.

« Nous ne sommes pas du tout découragés, nous ne sommes pas contre les manifestations, nous ne sommes pas contre les demandes sociales, aussi longtemps qu’elles soient exprimées dans la quiétude, dans la sérénité, dans le dialogue. Mais nous sommes contre la violence, nous sommes contre les actes visant à détruire les biens publics. Nous encourageons le dialogue. Ce sont des situations sur lesquelles il faut dialoguer. Nous sommes ouverts au dialogue avec l’ensemble de la société civile, ceux qui sont avec nous et ceux qui sont contre nous. Je crois que c’est dans le dialogue qu’on peut régler pas mal de questions que nous traversons ici », a déclaré Khassim Diagne.

Il a révélé que les autorités de la Monusco ainsi celles de la RDC développent des plans d’opérations pour faciliter la traque des groupes armés. Il a annoncé, pour ce faire, l’arrivée des forces spéciales venues appuyer la brigade d’intervention de l’ONU qui combat aux côtés des forces congolaises.  

« Nous avons entendu les cris de désespoir, et nous sommes en train d’y travailler, et nous ferons tout aux côtés des forces de sécurité, pour venir à bout de cette menace. Nous sommes ici à l’invitation du gouvernement Congolais. C’est le Congo qui a demandé à la communauté internationale de venir l’appuyer dans ses efforts de combattre les groupes armés. Donc la Monusco est là derrière le Congo. Nous sommes en train de travailler avec eux (les responsables congolais, ndlr), jours et nuits pour élaborer nos plans d’opérations qui seront un peu plus robustes de ce qu’on a vu jusqu’ici. (…) Ce sont des opérations qui prennent du temps. Nous comprenons l’impatience, nous comprenons l’inquiétude des populations, mais j’ai pu vous assurer qu’au plus haut sommet de l’Etat, au niveau civil qu’au niveau militaire, nous sommes en train de travailler main dans la main, pour pouvoir venir à bout de ces forces négatives », a-t-il rassuré.

Khassim Diagne a toutefois prévenu que la solution n’est pas que militaire.

« La réponse n’est pas seulement militaire. Il y a tous les aspects du volet économique, volet social. Nous allons mobiliser nos partenaires dans ce sens là, pour aussi réfléchir à comment encourager plus d’activités dans ces domaines », a-t-il affirmé.

Les manifestations contre la Monusco ont touché leur deuxième semaine hier lundi. Les activités sont restées paralysées à Butembo, Beni. A Goma, ces manifestations ont dégénéré faisant 7 morts et 22 blessés à la suite des affrontements qui ont émaillé ces mouvements dans les agglomérations de Turunga, Buhene et Kihisi, dans le territoire de Nyiragongo, limitrophe avec la ville de Goma.

Claude Sengenya

 

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