Assemblée nationale : Kabund encourage ses collègues à travailler pour que la nouvelle commission sur la situation dans l’est du pays se différencie des précédentes missions sécuritaires
Jean Marc Kabund/Ph ACTUALITE.CD

Lors des discussions ce mercredi à l’Assemblée nationale sur l’institution d’une commission chargée d'enquêter sur la situation sécuritaire dans les provinces troubles, un « pessimisme » a semblé gagner certains députés quant à l’aboutissement de la mission. Ce, au regard de plusieurs autres missions parlementaires qui avaient été diligentées précédemment notamment dans l’est du pays.

« J'ai entendu un collègue dire qu'il y a eu plusieurs rapports mais nous ne nous posons pas des questions pourquoi l'idée de l'institution de la commission est là. Pourquoi le bureau propose l'institution de la commission ? C'est justement parce qu'il y a eu grogne dans cet hémicycle, parce qu’il y a tueries, massacres à Beni, Butembo, etc (…) Moi, je pensais par contre que les honorables députés se posent des questions pertinentes, pourquoi les anciens rapports n'ont jamais abouti ? Parce que certains doutent déjà ici de l'efficacité et même des résultats que produira la commission que nous sommes en train d'instituer », a tenté de nuancer Jean Marc Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale lors de son intervention.

Le bureau de la chambre basse a présenté un projet de la mission parlement. La commission va notamment « identifier les groupes armés terroristes étrangers et locaux et leurs commanditaires et inventorier tous les moyens mis à la disposition des services de sécurité et de défense pour mener la lutte contre ses groupes armés étrangers et locaux qui commettent les atrocités et exactions à l'est de la RDC ».

« Contribuons pour que la commission ait la force comme ça se passe dans d'autres pays. Nous sommes habitués à faire des commissions pour le faire et en fin de compte les commissions ne produisent rien, parce que le rapport est souvent jeté dans les oubliettes. Je nous interpelle que cette commission soit au moins une exception que le monde, que l'opinion nationale et internationale retiennent que l'Assemblée nationale a pris à bras le corps le dossier et nous irons jusqu'au bout », a promis Kabund.

Après la présentation des termes de référence de la commission, 47 députés ont demandé la parole dans le cadre du débat. Muhindo Nzangi estime par exemple qu’il faut créer quatre commissions parlementaires pour bien cerner les questions sécuritaires. Paul Muhindo lui, propose que la Monusco soit également concernée par cette enquête.

Berith Yakitenge

 

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