Mardi 23 février 2021 - 07:54

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Julienne Mpemba  : Cette ordonnance qui satisfait
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Julienne Mpemba et ses avocats vont peut-être enfin affronter le juge de fond d'ici quelques mois dans l'affaire de présumée " fraude à l'adoption d'enfants congolais " mise à charge de la belgo-Congolaise par la justice belge. Ainsi en a décidé le 16 février, la chambre du conseil de Dinant. Neuf autres personnes, des  fonctionnaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, citées dans ce dossier ont bénéficié d'un non-lieu.

La perspective de comparaître devant le tribunal correctionnel arrange Julienne Mpemba et ses avocats, qui sont sereins. L'affaire remonte à 2015. Directrice de l'Orphelinat "Tumaini", Julienne Mpemba réclame à 8 couples belges qui ont adopté des enfants congolais, le paiement d'arriérés qu'ils doivent à l'Orphelinat pour assurer le travail des mamans puéricultrices et par ricochet, le bon encadrement des 22 autres enfants. Alors qu'elle était dans ses droits, c'est le ciel qui s'abat sur la directrice de "Tumaini". Michel Lastchenko, chef de la mission diplomatique belge à Kinshasa au moment des faits, entre dans la danse. Le diplomate belge alerte les autorités congolaises, dont le ministre de la justice d'alors, Alexis Thambwe Mwamba. A la demande de l'ambassadeur belge, Alexis Thambwe Mwamba saisit la justice congolaise à ce propos et ordonne l'interpellation de Mme Mpemba.

Vite, on passe de la parole aux actes. Une équipe de 7 agents (quatre policiers congolais et trois éléments de la sécurité de l'Ambassade belge) vont faire irruption chez elle, à sa grande surprise, munie d'un mandat d'amener doublé de celui de perquisition. Léon Nema Lemba (Papa Molière), était à ce moment chez Mme Mpemba, a assisté à la scène qu'il a d'ailleurs filmée. Les enquêteurs envoyés chez Julienne Mpemba avaient reçu pour mission de trouver les enfants adoptés par des parents belges... Cette dernière a été surprise de constater que les agents belges de l'ambassade de Belgique puissent se permettre cela en RDC.

Elle sera interpellée et incarcérée deux jours durant au parquet de Grande instance de Kinshasa-Gombe. Cela ne s'est pas arrêté là. Elle a été sommée de céder les enfants à l'Ambassadeur au mépris du travail de toute une équipe congolaise. Alors que les parents belges de ces enfants refusaient toujours de rembourser les frais de l'Orphelinat.  La Fédération Wallonie-Bruxelles imposait à Mme Mpemba, une somme ne couvrant pas les frais des enfants à l'orphelinat et d'ailleurs l'orphelinat était par ailleurs endetté.

Flash back

Il sied de rappeler qu'en février 2012, un Accord de partenariat a été conclu entre l'orphelinat TUMAINI et deux associations belges francophones, à savoir : Larisa et Sourire d'enfants, ainsi que leurs autorités centrales communautaires et, plus tard, en 2013, un autre accord d'essai a été conclu entre l'association flamande Fiac et son autorité communautaire Kind en Gezin. L'objet de ces ententes concernait exclusivement l'adoption des enfants de l'orphelinat congolais par des couples belges.

Les termes du partenariat stipulait que les couples prendraient en charge divers frais encourus en faveur des enfants adoptés au sein de l'orphelinat. Les charges devaient couvrir entre autres les dépenses médicales, sanitaires, alimentaires, le logement et tous les frais connexes, l'assistance des mamans puéricultrices en permanence, les salaires des mamans, du personnel d'entretien et du personnel administratif, etc. Toutes ces dépenses étaient convenues de commun accord entre les parties et calculées pour un séjour de 6 mois des enfants à l'orphelinat. Cela fut exécuté sans problème.

Toutefois, suite au moratoire, les enfants ont été logés non plus 6 mois à l'orphelinat mais plus de deux ans. Madame Julienne MPemba a demandé à chaque couple belge de prendre en charge les frais de son enfant à l'orphelinat, cela a posé problème à ces derniers.

En septembre 2013, l'Etat congolais a pris la décision de suspendre la sortie des enfants adoptés du territoire national. L'Orphelinat comptait alors 12 enfants congolais adoptés légalement par des couples belges dont 9 couples francophones et 3 couples flamands. La mesure une fois levée, Julienne Mpemba deviendra du coup l'objet de pressions énormes, émanant des milieux belges, exercées dans le but de faire voyager les enfants sans pour autant régler la facture de l'orphelinat...

En Belgique, Monsieur Didier Reynders a assigné la Congolaise en Justice; on estime que c'est surtout à la suite de l'altercation violente qu'elle a eue avec l'ambassadeur Lastchenko à l'Ambassade en octobre 2015. Cette altercation dans le bureau de l'ambassadeur, a eu lieu, suite aux atermoiements et surtout aux "propos racistes" de celui-ci, propos que Mme Mpemba, connue de tous pour avoir un fort caractère n'a pas laissé passer. Les vitres du bureau de l'ambassadeur ont éclaté et l'altercation s'est poursuivie dans les couloirs de l'ambassade.

A son retour en Belgique, elle est licenciée de son poste de juriste pour le gouvernement wallon, interpellée et mise en détention provisoire. Plus de dix fois la chambre du Conseil l'a libérée, autant de fois le parquet fédéral est allé en appel à Liège dont la Cour d'appel, selon des sources, a été dirigée pendant plusieurs années par Mme Reynders, la grande sœur de l'ancien ministre belge des affaires étrangères. Cette cour d'appel a réformé automatiquement toutes les décisions qui libéraient Mme Mpemba.

Ceci explique cela, c'est Monsieur Reynders ancien ministre des affaires étrangères qui avait dénoncé Mme Mpemba à l'ancien ministre de la justice qui avait alors ordonné au parquet fédéral de poursuivre Mme Mpemba en utilisant son droit d'injonction positif.

Bien que dans le jugement la libérant, l'on écrivait dans l'ordonnance que l'arrestation de Julienne Mpemba était contraire aux droits de l'homme, rien n'y a fait. La stratégie du parquet fédéral, confie-t-on, était de maintenir la Congolaise en prison jusqu'au procès. Sans doute pour la fragiliser mentalement.

Des observateurs se posent beaucoup de questions. Comment Julienne Mpemba pouvait voler des enfants, les photographier, les mettre sur la page facebook de l'orphelinat et surtout les mettre en adoption alors qu'au sein de son orphelinat il y'avaient et il ya jusqu'aujourd'hui des enfants du même sexe et du même âge qui étaient déjà là durant la même période ? Julienne Mpenda a arrêté les adoptions des enfants depuis 2015. Les enfants de l'Orphelinat Tumaini sont toujours là à l'orphelinat et  toujours bien encadrés et soignés sans que personne ne les réclame.

A Kinshasa, les assistants sociaux qui ont travaillé avec Julienne Mpemba s'étonnent qu'on l'accuse de voler des enfants, elle qu'elle refusait d'accueillir des nouveaux, expliquant qu'elle avait atteint la limite de 30 enfants et qu'il fallait attendre que ceux là voyagent avant d'en prendre d'autres.  A en croire une enquête internationale, l'Orphelinat "Tumaini" était le meilleur de Kinshasa. Comment une femme qui disait qu'elle a atteint sa capacité d'accueil puisse ne pas prendre les enfants emmenés par les assistants sociaux mais qu'elle paie un un voyou pour voler des enfants ? Nous attendons que le parquet belge prouve sa thèse au moment venu.

En un mot Julienne Mpemba est calme. Juriste elle-même, sortie de l'université catholique de Louvain en Belgique, elle a la réputation d'être une femme " de poigne " La Congolaise est défendue en Belgique par Thibault Maudoux, un ténor du barreau de Namur, spécialisé dans la recherche des failles dans les dossiers. Ce qui est un atout qui permettra à la défense pour Mme Mpemba de mettre à nue toutes les manœuvres cousues de toute pièce par une institution judiciaire qui se voulait modèle et qui accuse la justice congolaise d'être corrompue car elle a classé une première  fois le dossier, puis l'a rouvert d'ailleurs suite aux pressions de Monsieur Thambwe Mwamba lors de l'arrivée des enquêteurs belges à Kinshasa, celui-ci avait ordonné alors à la justice congolaise d'ouvrir encore le dossier, mais la justice congolaise a de nouveau classé le dossier une seconde fois.

En RDC, Mme Mpemba est défendue par Me Georges Kapiamba.

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