Pour ou contre la révision de la Constitution ? Bahati insiste qu’il ne s’est jamais prononcé directement sur cette question, et que ses récents propos à ce sujet ont été mal interprétés. Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD ce mercredi 18 mars, après avoir déposé sa démission du poste de deuxième vice-président du Sénat, il estime que cette question est encore précoce.
Le président de l’AFDC-A souligne que cette question doit être discutée dans un cadre, qu’est la commission promise par Félix Tshisekedi, afin d’y réfléchir. Et, à l’en croire, son regroupement politique s’était déjà montré intéressé à y prendre part et n’attend que sa mise en place.
« Le Président avait déjà dit qu'il mettrait sur pied une commission pour réfléchir sur la question. Et nous, dans une matinée politique à la FIKIN, nous, AFDC-A, nous étions déjà inscrits dans cette logique. Nous avons dit que nous étions prêts à y participer et à porter d'ailleurs notre réflexion là-dessus. Donc, pour moi, ce n'est pas un sujet tabou. Pour l'AFDC, c'est un sujet qui nous intéresse aussi. Donc, nous entendons participer à ce débat-là », a déclaré Bahati Lukwebo.
Fin 2024, Félix Tshisekedi avait multiplié les déclarations au sujet de la Constitution de la RDC. Il a évoqué une possible réforme et promis de mettre en place une commission chargée d’y réfléchir.
« Le Président de la République va déterminer à quel moment la commission sera mise en place. Et nous, en tant que deuxième force politique du pays, nous ne manquerons pas d'en faire partie pour que nous aussi nous amenions notre pierre à l'édifice. Donc, attendez, soyez patients, la question reviendra sûrement », a ajouté Bahati Lukwebo.
Au bureau du Sénat, Bahati Lukwebo démissionne alors qu’une commission spéciale a été mise en place pour examiner une pétition initiée contre lui. Les griefs formulés portent notamment sur des accusations d’incompétence, un manque de respect envers les institutions et des déclarations controversées sur une possible révision constitutionnelle.
Sa démission intervient également après des prises de distance au sein de son propre regroupement politique, l’AFDC-A. Des membres de cette plateforme avaient appelé M. Bahati à en tirer les conséquences politiques.
Ancien président du Sénat (2019-2024), Modeste Bahati Lukwebo occupait ce poste de deuxième vice-président depuis les élections législatives de 2023.