Affaire Philémon Yav : la Cour décrète un huis clos, l’instruction se poursuit avec l’audition de l'ancien chef d’état-major de l’armée Célestin Mbala 

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La Haute Cour militaire a, dans un arrêt avant dire droit, décrété ce lundi, un huis clos dans l’affaire Philémon Yav. 

Le huis clos a été proposé par l’auditeur général de l’armée qui instime que dans les interventions de Célestin Mbala, il peut y avoir des “secrets défense”. Il souhaite que d’autres généraux soient également auditionnés.

La défense a soutenu la proposition de décrétet le huis clos mais pas l'idée d’étendre l’audition à d'autres généraux.

Le général Philémon Yav Irung est soupçonné d’avoir entretenu des contacts avec l’entourage de James Kabarebe. Depuis 2020, il avait été réaffecté dans l’est de la République démocratique du Congo, où il avait été nommé commandant de la troisième zone de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette zone stratégique du dispositif de défense congolais couvre les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, du Maniema et de la Tshopo. Le procès intervient près de trois ans après son arrestation, survenue en septembre 2022.

Surnommé « le Tigre », le général Philémon Yav figure parmi les officiers généraux originaires de l’espace Grand Katanga que certaines personnalités politiques, notamment Joseph Kabila, ancien chef de l’État, citent régulièrement pour illustrer ce qu’elles qualifient de marginalisation des officiers issus de cette région sous le régime du président Félix Tshisekedi. Ces allégations ont toutefois toujours été rejetées par l’armée congolaise précisant que les interpellations et arrestations de certains officiers généraux et supérieurs s’inscrivent strictement dans le cadre de la législation militaire en vigueur.