Gratuité de l’enseignement : « les parents doivent s’impliquer pour pousser les uns et les autres à tenir parole » (Cardinal Ambongo)
le cardinal Ambongo après échange avec le ministre de l'EPST Willy Bakonga/Ph. droits tiers

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu a reçu ce mardi 1er décembre, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST) Willy Bakonga Wilima. L’échange entre les deux personnalités a tourné autour de  l’implication des parents d’élèves au sujet du conflit entre le gouvernement et les enseignants des écoles catholique lié à la gratuité de l’enseignement.

Le prélat catholique continue d’insister sur l’implication des parents dans ce dossier. Pour lui, cela permettra à l’Etat et aux enseignants de trouver une solution au problème.

« Je crois que la gratuité aujourd’hui met face à face un employeur qu’est l’Etat et ses employés que sont les enseignants. Ces derniers ont le droit d’aller en grève s’ils estiment que leurs intérêts ne sont pas servis, ça c’est constitutionnel. Ce que je dis aussi, c’est que dans ce conflit, il n’y a pas que l’employeur et ses employés. Il y a aussi l’enfant. Et qui dit enfant dit parent. Il ne faudrait pas que les parents regardent les deux protagonistes en spectateurs. Il faut qu’ils appliquent. Et comment doivent-ils s’appliquer ? C’est peut-être là qu’il y a des malentendus. Les parents doivent s’impliquer pour pousser les uns et les autres à tenir parole c’est-à-dire l’Etat doit respecter ses engagements pour remplir les conditions de l’applicabilité de la gratuité, et en même temps, l’enseignant doit aussi s’impliquer pour remplir sa part d’engagement c’est-à-dire formé des enfants. Il ne faudrait pas qu’il y ait confusion là-dessus. Je suis convaincu que si des parents font des pressions sur le gouvernement et sur les enseignants, nous finirons par trouver un compromis », a déclaré su sortir de l’échange, le cardinal Ambongo.

A l’en croire, l’Eglise catholique soutient la gratuité mais veut la faire d’une manière réaliste.

« L’Eglise catholique a toujours été le grand tenant de la gratuité, et nous continuons à soutenir la gratuité jusqu'à maintenant. Et nous voulons le faire de façon réaliste », a souligné le cardinal. 

Il y a plus d’une semaine, le cardinal Ambongo avait, au cours d’une célébration eucharistique, fait savoir que l’Eglise catholique n’interdira pas les parents d’intervenir à l’éducation de leurs enfants en vue de trouver une solution avec les enseignants en attendant que l’Etat joue pleinement son rôle.

« Nous, comme église, nous disons que là où les parents s’organisent et s’entendent avec les enseignants pour trouver une solution intermédiaire en attendant que l’Etat joue son rôle nous ne refusons pas. Nous, comme Eglise catholique, nous n’allons pas interdire les parents d’intervenir à l’éducation de leurs enfants si c’est eux-mêmes qui le proposent en dialogue avec les enseignants. Parce que l’essentiel, c’est que nos enfants soient éduqués », avait-il déclaré.

Le syndicat des enseignants du Congo (SYECO) et le syndicat national des écoles catholiques (SYNECAT) ont décrété deux jours de grève, soit chaque lundi et mardi, pour exiger «  l’annulation de tous les arrêtés et commissions d’affectations » signé par le ministre de l’EPST, sur les effectifs des enseignants nouvelles unités (NU).

Parmi les promesses faites par l’Etat congolais aux enseignants figurent d’abord le paiement par palier, et ce sont les applications des deuxième et troisième qui sont attendues ; ensuite  la paie des Nouvelles Unités (N.U) et enfin, la dotation pour les frais de fonctionnement aux gestionnaires des écoles.

Ivan KASONGO

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