Marche Lamuka : le BCNUDH promet une action en justice après l’agression d'un de ses cadres par la police à Kindu
Police Nationale Congolaise, faisant usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants. Ph/Actualite.cd

Le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme (BCNUDH) juge "inacceptable" l'agression d'un de ses cadres par la police nationale congolaise lors de la marche organisée par la coalition Lamuka ce lundi 13 juillet 2020 à Kindu (Maniema).  

Selon Abdoul Aziz Thioye, Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme, il s'agit du "Team leader" (coordonnateur) de BCNUDH qui a été molesté par un policier aidé par ses collègues pour avoir cherché à protéger un manifestant qui était en train d'être battu. Il accuse ce ses policiers d'avoir commis ces actes “expressément” puisque pense-t-il, ils connaissent bien le Coordonnateur.  

"Il a été molesté par un policier aidé par ses collègues pour être intervenu alors que le policier était en train de battre quelqu'un devant lui. Il portait un signe distinctif et sa carte montrait clairement qu'il était un agent MONUSCO. Donc le policier a tenté de le frapper. C'est un team leader, il est le coordonnateur du Bureau, il est connu. Les policiers le connaissent très bien. Ils l'ont fait exprès.", a-t-il expliqué à ACTUALITE.CD  

Après son agression, le Coordonnateur de BCNUDH à Kindu a récupéré seulement la clé de la voiture MONUSCO, mais il n’a pas pu récupérer ses effets personnels.  

"Les autorités ont été contactées. L'incident s'est passé devant le ministre provincial de l'Intérieur qui supervisait lui-même l'opération de répression de la marche et devant le maire de la ville de Kindu. Et tous ces gens le connaissent. Ce sont ses interlocuteurs quotidiens. Ce qui s'est passé est inacceptable. Les autorités nationales ont été saisies, le ministre de l'Intérieur a promis de s'impliquer personnellement. Ils lui ont rendu la clé de la voiture MONUSCO, mais son téléphone ne lui a pas été rendu. Il a été volé par l'un des policiers.", a poursuivi Abdoul Aziz Thioye.  

Tout en regrettant que les policiers, qui sont agents de l'État congolais, s'en prennent au personnel de la MONUSCO, le BCNUDH promet d'entamer une action en justice.  

"Entamer une action en justice est une évidence. En réalité, notre travail est d'encadrer et de protéger. Nous sommes en RDC. En vertu d'un accord avec le Gouvernement, il est écrit noir sur blanc que le gouvernement s'engage à garantir la sécurité et sûreté de nos biens, nos installations et notre personnel. Donc, comment vous pouvez comprendre que la police puisse s'en prendre à un staff de la MONUSCO et en particulier d'un staff des droits humains ?", a regretté le Directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Abdoul Aziz Thioye.  

La police a fait usage de gaz lacrymogène, tir de sommation et procédé à quelques interpellations pour disperser les manifestants à Kindu. Elles leur reprochaient de n'avoir pas respecté l’itinéraire communiqué aux autorités.

Auguy Mudiayi 

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