Kinshasa: Christelle Vuanga dénonce le taux élevé des violences sexuelles sur les mineures privées d’écoles à cause de la crise de COVID-19
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La députée nationale élue de Kinshasa et présidente de la commission Droits de l’Homme, Christelle Vuanga dénonce la recrudescence des violences sexuelles sur les mineures dans certaines communes de la ville de Kinshasa, pendant cette période où les gens ne sortent presque pas de leurs maisons pour limiter la propagation de la maladie à Coronavirus.

« Nous avons d’abord remarqué que pendant cette période de quasi-confinement, nous avons noté une nette augmentation des cas de viols à Kinshasa, souvent ces viols sont commis sur les enfants entre 10 et 15 ans et ça se passe soit dans les milieux familiaux, c’est-à-dire commis par les oncles, les cousins, dans les milieux communautaires, c’est-à-dire dans les parcelles, les voisins qui violent les enfants de leurs voisins, comme le cas que nous avons enregistré aujourd’hui, une fillette de 13 ans, qui a été violée par un voisin de 45 ans dans la douche commune de la parcelle », dénonce Christelle Vuanga.

L’élue de Kinshasa affirme qu’il y a plusieurs cas déjà recensés, et qu’elle travaille afin que les victimes aient accès à la  justice.

« Nous avons plusieurs communes parce que nous avons plusieurs organisations, moi personnellement pour cette semaine, je suis 4 cas, mais il y a aussi d’autres organisations qui suivent certains cas. Pour ceux que moi je suis c’est 1 cas à Kintambo, 2 cas à Selembao et 1 cas à Bumbu. La plupart de familles ont déjà porté plainte, et lorsqu’elles n’ont pas trouvé gain de cause, elles viennent vers nous, à notre niveau nous avons les avocats avec les qui on travaille toujours, c’est vrai que la période est un peu agitée, attendons voir au début de la semaine comment est-ce que nous allons réactiver les plaintes pour que ces personnes reçoivent justice »,  ajoute-t-elle.

Par ailleurs la présidente de la commission droit de l’homme à l’Assemblée nationale invite les parents à plus de vigilance, parce que, dit-elle, “pendant cette période où les gens ne sortent presque pas, il développe de mauvaises habitudes”. 

Elle invite ainsi la justice à plus d’équité et de célérité dans le traitement des plaintes, “malgré la période de crise sanitaire que nous traversons”.

Thérèse Ntumba

 

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