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Photo ACTUALITE.CD.

Le gouvernement provincial du Maniema a lancé jeudi dernier sa main tendue à une milice composée des « autochtones » active dans le parc de la Lomami.

Ce groupe armé actif depuis quelques mois dans le territoire de Kailo, secteur de Balanga dit se battre pour que l'Institut Congolais pour Conservation de la Nature (ICCN) développe des activités alternatives pour leur survie, mais aussi des projets d'intérêts communautaires notamment : la construction des routes, des écoles et hôpitaux.

Le gouvernement provincial dit avoir dépêché une équipe de 10 personnes dans le secteur de Balanga pour rencontrer un certain Bernard, chef de cette milice et entamé des pourparlers.

« Le gouverneur de province a dépêché une équipe dans le territoire de Kaïlo, constituée de dix personnes pour dire à Bernard et son groupe qu'il est temps de cesser les hostilités dans ce coin. Comme il se dit revendiquant, il doit venir négocier avec le gouvernement provincial et déposer son cahier de charges devant l'autorité provinciale qui va accepter ces revendications. S'il s'agit des nobles revendications, nous allons l'aider à les obtenir. Nous lui disons donc qu'à partir de maintenant, il doit déposer les armes, cesser de combattre, tracasser la population et tuer les paisibles citoyens avec les armes. », a dit Roger Kimbwassa Sheri, le ministre provincial de l’intérieur et sécurité au Maniema.

La province du Maniema développe de plus en plus le phénomène groupes armés. Dans sa partie sud précisément à Salamabila dans le territoire de Kabambare, Maniema est infesté par le groupe armé « Malaika » depuis près de quatre ans sous la direction de Cheik Hassan Uzaifa Mitende. Ils procèdent aux kidnappings et aux attaques armées dans la zone. Cette insécurité a notamment poussé la firme canadienne Banro qui exploite l’Or à Salamabila de plier bagage.

Le gouvernement provincial dirigé par Auguy Musafiri se montre prêt à écouter les revendications des hommes armés. « Il est temps de dialoguer et non pas de continuer à faire des exactions contre les civils. C'est pourquoi nous leur tendons la main. Nous les invitons à la table de négociation. S'ils refusent de venir, c'est leur problème, ils devront faire face à l'armée », a conclu le ministre provincial de l’intérieur.

Chadrac Londe, à Kindu

 

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