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Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), a mis en garde le Front Commun pour le Congo (FCC). Dans un meeting organisé au siège de son parti ce mardi, il a donné deux exemples africains pour illustrer ses propos au sujet de la crise au sein de la coalition au pouvoir.

Il a évoqué le cas José Eduardo dos Santos, ancien président angolais, dont les enfants connaissent des problèmes avec la justice. Il a également donné l’exemple de Jacob Zuma, ancien président sud-africain, qui a des soucis avec la justice.

« Je mets en garde tout le monde. Je ne vais intimider personne. Je parle à nos amis. Nous sommes dans cette coalition de bonne foi. Regardez l’Angola. Est-ce que le président honoraire est là-bas ? Non. J’ai donné l’exemple de l’Angola. Suivez ce qui se passe là-bas. Combien sont en prison ? Il y a également l’exemple de l’Afrique du Sud. Est-ce que Zuma n’a pas de problème avec la justice ? C’est pour vous montrer notre bonne foi. Il ne faut pas que certaines bêtises nous poussent à aller fouiner », a-t-il déclaré.

Il a également expliqué pourquoi la coalition était nécessaire : « Le chef devrait avoir le contrôle du parlement et du gouvernement. Il n’y avait pas un autre choix que d’aller dans cette coalition ».

Contexte

La tension est encore vive entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH). Les discussions entre les deux camps sont même interrompues, à en croire Jean-Marc Kabund, coordonnateur de la plateforme présidentielle, après la vidéo montrant des jeunes arborant la bannière du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) qui brûlent une effigie de Félix Tshisekedi, à Kolwezi. Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, a lancé un appel au calme et appelé les leaders politiques à plus de responsabilité. Pour sa part, Richard Muyej, gouverneur du Lualaba, a annoncé une rencontre avec les auteurs de ces actes. De son côté, Jean-Marc Kabund n’attend lui que les responsabilités soient établies. De son côté, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a décidé d’envoyer incessamment une délégation gouvernementale à Kolwezi pour s’enquérir de la situation.

Ivan Kasongo

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