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A Kinshasa, la population réagit sur les propos de Félix Tshisekedi de déboulonner "le système dictatorial" en République démocratique du Congo. Des propos que le chef de l'Etat a tenus lors de son séjour aux Etats-Unis devant la diaspora congolaise.

Cette déclaration de Félix Tshisekedi a fait réagir la classe politique, aussi les Kinois dont certains ont donné leur avis au micro d'ACTUALITE.CD

"Les autorités  qui ont dirigé le Congo pendant  plusieurs années, ce sont elles qui ont instauré la dictature et la corruption. Donc, Tshisekedi doit toucher ce point, car c'est ça le cœur du problème. Si on commerce par toucher ce qui est intérieur en nous, cela va améliorer l’extérieur. Si l’extérieur est arrangé mais pas l’intérieur, ceci risque d’influencer l’extérieur. Que le président commence par éradiquer ce qui est interne. Pour que nous ayons un Etat où la population est à la base de tout. Un gouvernement qui travaille pour l’intérêt de la population, une équipe qui entend les cris de la population, un Etat où la population est considérée. Que le président éradique ce système dictatorial. Qu’il ne travaille pas avec les personnes qui ont apporté les anti-valeurs dans le pays", dit Carlos.

"Je crois que la stratégie c'est beaucoup mieux dans des actes que dans les discours à l’étranger. Un homme, on le juge par ses actes et non pas par des paroles en l’air. Le président Félix est au pouvoir depuis le 24 janvier  et le peuple attend beaucoup de lui, au lieu de faire des discours à la diaspora, à l’étranger. Il a beaucoup à faire dans le pays que de tenir des déclarations, des propos à l’extérieur. Je pense qu’il a énormément du travail à faire dans le pays", déclare Caleb.

"C’est un dérapage, ces propos ! Je pense que c’est un dérapage de langage, parce que la dictature c’est  la gestion ou encore la manière dont le pouvoir est géré. Dès qu'un autre pouvoir prend place et qu’il gère différemment, on ne peut plus parler d’un autre système dictatorial. La dictature c’est l’absence des institutions démocratiques, et l’absence dans le fonctionnement des institutions démocratiques. Mais lorsqu'on a la CENI où l’opposition est représentée, comment peut-on parler d’un système dictatorial à déboulonner ?", s'interroge Silmira.

"Si le président tient de tel discours, c’est suite à son examen de conscience. Il a constaté que ce système serait l’instrument de blocage pour le développement du pays. Il appartient au peuple de comprendre le souci du président et de l’accompagner afin de pouvoir mettre hors d’état de nuire tout ce qui concerne le régime de Kabila", dit Oscar.

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Hornela Mumbela et Fernard Mateka