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Jean Claude Katende, coordonnateur de l’Association africaine des droits de l’homme (ASADHO), voit dans la libération des prisonniers politiques la « crédibilisation » de la promesse faite par le président de la République, Félix Tshisekedi, pour notamment contribuer à la cohésion nationale.

« Le président de la République a pris une mesure qui crédibilise la promesse qu’il avait faite en même temps que nous partageons la joie de Franck Diongo et Firmin Yangambi. Cette libération contribue énormément à apaiser le climat politique et à construire une bonne cohésion », a-t-il réagi tout en rappelant le travail abattu par les défenseurs des droits de l’homme dans ce sens.

M. Katende reconnaît tout de même le processus de décrispation politique enclenché par l’ancien président Joseph Kabila quoique « insignifiant ».

« La décrispation avait commencé avec le président Joseph Kabila. Je pense que c’est mieux de le reconnaître parce qu’il y a un certain nombre des prisonniers qui avaient été libérés mais il faut dire que le coup important est donné par le président Félix Tshisekedi qui a libéré les prisonniers qui étaient les plus attendus notamment Firmin Yangambi qui a passé plusieurs années en prison alors qu’il était déjà bénéficiaire de la loi d’amnistie et Franck Diongo dont les conditions d’arrestation, de détention et de jugement à Makala sont très connues », a ajouté le coordonnateur d’ASADHO.

Il dénonce cependant « les deux poids deux mesures » dans le processus de libération et souhaite par conséquent que tous les bénéficiaires de la loi d’amnistie, de 2005 et de 2014, soient libérés.

D’après des précédents arrêtés du ministre de la Justice, les auteurs de viol et des atteintes à la sûreté de l’Etat ne sont pas concernés par ces libérations.

Patrick Maki

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