Noella Sango 

Les élections devraient se dérouler le 23 décembre. Elles ont été reportées. Soulagement pour les uns, montée d’inquiétude pour les autres. Dans tous les cas, les fêtes de fin d’année 2018 sont difficiles pour les Kinois rencontrés à Zando, le marché central de Kinshasa. Certaines boutiques sont fermées et d’autres espèrent faire des bonnes affaires dans ce climat d’incertitude.

« Je n’ai pas eu le temps de bien préparer ces fêtes de fin d’année pour ma famille, parce que je n’ai rien et je n’ai pas non plus d’argent. C’est depuis le matin que je suis là et je n’ai même pas touché à un billet de 100 francs congolais. Comment voulez-vous que je fasse quelque chose pour la Noël ? Tout ce que je vais faire c’est glorifier mon Dieu », se plaint Marthe Disasi, la quarantaine révolue, vendeuse des vivres frais.

Même constat de la part de Sandra Sifa, responsable d’une boutique d’habits pour enfants.

« C’est un peu difficile, je suis en train de voir comment les Congolais se battent pour s’offrir quelque chose à cette fin d’année. Il y a aussi ceux qui ne veulent pas venir acheter les articles pour leurs enfants suite au climat du pays. Il n’y a pas engouement. Ils préfèrent acheter la nourriture que les habits de fête. C’est différent  par rapport aux années antérieures », ajoute-t-elle.

Glody Kalala constate que cela fait plusieurs années que cela dure.

« Cela fait plusieurs années qu’au Congo, nous vivions les mêmes choses alors je ne pense pas que cette année soit plus compliquée que les années antérieures. Le plus important pour nous, c’est de faire quelque chose pour nos enfants. On va essayer de faire plaisir aux enfants. La journée va passer et la vie continue ».

Prisca Lokale, Noella Sango et Thérèse Ntumba pour le Journal du Citoyen

Suivez en audio le beau reportage rendu par Thérèse Ntumba ici

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