Nord-Kivu : un calme précaire ce jeudi matin à Kalembe et Kalonge après une nuit de violents affrontements entre l'AFC/M23 et les wazalendo

Kalembe sur la carte du Nord-Kivu
Kalembe sur la carte du Nord-Kivu

Une accalmie est observée depuis la matinée de ce jeudi 9 juillet 2026 dans les agglomérations de Kalembe (territoire de Masisi), et de Kalonge (territoire de Walikale), au Nord-Kivu. Ces deux localités, situées à la limite entre les deux territoires, ont vécu une nuit de fortes tensions marquée par des affrontements entre les rebelles de l'AFC/M23 et les wazalendo.

Selon plusieurs sources locales contactées par ACTUALITE.CD, les combats ont éclaté aux environs de 23 heures lorsque les wazalendo ont lancé une offensive contre les positions de l'AFC/M23. Les échanges de tirs, impliquant des armes lourdes et légères, se sont poursuivis jusqu'aux environs de 4 heures du matin, plongeant les habitants dans une vive psychose.

« Nous avons passé toute la nuit sans fermer l'œil. Les explosions étaient si proches que nous craignions que les balles atteignent nos maisons. Nous sommes restés couchés au sol jusqu'au lever du jour », témoigne un habitant de Kalembe.

Dans cette atmosphère de panique, plusieurs familles ont choisi de rester confinées dans leurs habitations, tandis que d'autres ont trouvé refuge au centre de santé de Kalembe, considéré comme un endroit relativement plus sûr.

« Avec les enfants, nous avons couru vers le centre de santé. Les tirs venaient de plusieurs directions et personne ne savait ce qui allait se passer. Ce matin seulement, nous avons commencé à rentrer chez nous », raconte un autre habitant.

D'après des sources coutumières locales, les wazalendo se sont retirés de Kalembe après plusieurs heures de combats. Depuis les premières heures de ce jeudi, un calme précaire règne dans la zone, permettant aux habitants de quitter progressivement leurs lieux de refuge pour regagner leurs domiciles.

« La situation est calme ce matin, mais la peur reste présente. Beaucoup de personnes hésitent encore à reprendre leurs activités, car nous ne savons pas si les combats peuvent reprendre », confie un notable de la région.

Jusqu'à présent, aucun bilan officiel n'est disponible concernant d'éventuelles pertes en vies humaines ou les dégâts matériels. Les autorités locales et les responsables coutumiers poursuivent l'évaluation de la situation, tandis que les populations restent dans l'attente d'un retour durable de la sécurité dans cette partie du Nord-Kivu, régulièrement secouée par les affrontements entre groupes armés.