Une vive psychose a gagné, ce jeudi 25 juin 2026, les candidats à l’Examen d’État au centre de passation de Machumbi, situé à Kashebere, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, après des tirs d’armes entendus à proximité du site.
Selon plusieurs sources locales, les coups de feu provenaient d’une séance de tirs organisée des éléments d’autodéfense locale. Ces derniers ont été récemment installés par la rébellion de l’AFC/M23 à Malemo (Masisi) et à Kashebere (Walikale).
Alors que les finalistes étaient concentrés sur leur dernière épreuve de l’Examen d’État, les détonations ont provoqué un mouvement de panique au sein du centre. Craignant une attaque armée, plusieurs candidats ont interrompu momentanément leur examen tandis que certains ont quitté les salles pour chercher refuge.
« Les élèves ont cru qu’il s’agissait d’une attaque. Beaucoup étaient terrifiés et certains ont même tenté de fuir pour se mettre en sécurité », rapporte une source locale ayant suivi le déroulement de l’incident.
Après des vérifications effectuées par les responsables présents sur place, il s’est avéré qu’aucune attaque n’était en cours. Les candidats ont alors été rassurés et invités à regagner les salles afin de poursuivre leur examen.
Malgré le retour au calme, plusieurs témoins indiquent que les finalistes ont achevé leur dernière épreuve dans un climat de peur et d’anxiété. Cette situation illustre une nouvelle fois l’impact de l’insécurité persistante sur le secteur de l’éducation dans plusieurs zones du Nord-Kivu, où les activités scolaires se déroulent souvent dans un contexte marqué par la présence de groupes armés et l’instabilité sécuritaire.
L’incident survient alors que la session ordinaire de l’Examen d’État édition 2026 se poursuit dans différentes parties de l’est de la République démocratique du Congo, avec des nombreux défis liés aux déplacements de populations, à l’occupation de certaines localités par des groupes armés et aux contraintes sécuritaires qui affectent l’organisation des épreuves.
Aucune victime ni dégât matériel n’a été signalé à la suite de cette panique, mais des habitants appellent les autorités et les acteurs impliqués dans le contrôle de la zone à éviter toute activité militaire à proximité des établissements scolaires et des centres d’examen afin de garantir la sécurité psychologique des élèves.