Après la levée de la mesure restreignant la prise de parole par ses cadres et membres dans les médias à travers le pays, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, a décidé de relancer ses activités sur l’étendue du pays. L’annonce a été faite ce mercredi 24 juin à l’issue d’une réunion politique d’évaluation de la situation sociopolitique du pays, tenue à Kinshasa.
Le PPRD a exigé la libération de ces cadres, dont Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga, respectivement vice-président, secrétaire permanent et secrétaire national en charge de mobilisation, arrêtés en décembre 2025 et janvier 2026, lors d’opérations similaires de nuit à domicile, impliquant des hommes en tenue civile et militaire.
Ensuite, l’ancien parti au pouvoir aujourd’hui dans l’opposition, réitère sa position contre le changement de constitution de 2006, et s’oppose à un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi, dont le deuxième et dernier mandat constitutionnel expire en décembre 2028.
Le PPRD a dénoncé en outre la “tyrannie” de Kinshasa, qui a notamment visé ses cadres, aujourd’hui gardés au secret depuis sept mois sans un procès.
En mai dernier, l’organisation internationale Human Rights Watch a publié un nouveau rapport dans lequel elle signale la libération de neuf (9) personnes sur les 17 qui avaient disparu puis ont été retrouvées en détention au Conseil national de cybersécurité (CNC). Parmi elles figurent des personnalités politiques et des militants des droits humains. Mais huit (8) d’entre elles restent encore en tôle, dont les opposants Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary.
Depuis le mois d’octobre dernier, le Parti du peuple pour la Reconstruction et la démocratie (PPRD) est sous suspension, après sa participation à la création du mouvement Sauvons la RDC, dont Kinshasa a suspendu les activités au pays. Et plusieurs partis politiques membres ont vu également leurs activités suspendues par le gouvernement.
Samyr LUKOMBO