A ce stade, la RDC est 9e des meilleurs troisièmes : ce qu'il lui faut pour se qualifier

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Les Léopards

Pendant longtemps, une défaite comme celle concédée face à la Colombie aurait probablement signifié la fin de l'aventure. Dans les anciens formats de Coupe du monde, les calculs étaient simples : deux matches, un point, et la sortie se rapprochait dangereusement.

Le Mondial à 48 équipes a changé la donne.

À une journée de la fin de la phase de groupes, la RDC ne compte qu'un point. Pourtant, les Léopards restent pleinement dans la course à la qualification. La raison tient à l'une des principales nouveautés du tournoi : les huit meilleurs troisièmes accèdent aux seizièmes de finale.

Aujourd'hui, la RDC occupe la neuvième place provisoire de ce classement particulier. Elle est la première équipe non qualifiée. Autrement dit, elle est éliminée... pour l'instant.

Mais cette photographie est trompeuse.

D'abord parce que de nombreux groupes n'ont pas encore terminé leur deuxième journée. Ensuite parce que la dernière journée peut totalement rebattre les cartes. Enfin parce que la RDC conserve ce que recherchent toutes les équipes à ce stade de la compétition : la maîtrise de son destin.

Le classement des meilleurs troisièmes ne se résume pas aux points. La FIFA regarde ensuite la différence de buts, puis le nombre de buts marqués. C'est précisément là que le 5-0 infligé par le Portugal à l'Ouzbékistan pèse lourd. Cette correction a créé un écart important dans le groupe K et oblige désormais les Léopards à regarder au-delà du simple résultat.

Une victoire contre l'Ouzbékistan offrirait quatre points à la RDC. Mais le score pourrait aussi avoir son importance. Marquer davantage, améliorer la différence de buts et éviter d'avoir recours aux critères de départage peut compter au moment des calculs finaux.

C'est ce qui donne encore plus de poids aux propos de Sébastien Desabre après la défaite contre la Colombie. Le sélectionneur l'a reconnu sans détour : un match nul ne suffira pas.

La RDC abordera donc sa dernière rencontre avec une équation relativement simple. Gagner d'abord. Regarder les autres ensuite.

Dans un groupe où le Portugal a pris le large et où la Colombie a déjà validé une grande partie de son travail, les Léopards ont encore une porte ouverte. Elle est étroite, mais elle existe.

Et dans ce Mondial à 48 équipes, c'est précisément ce que le nouveau format est censé produire : maintenir en vie des équipes qui, dans l'ancien système, seraient déjà en train de préparer leurs valises.