La Direction générale de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) conteste la légalité du mouvement de grève déclenché depuis le lundi 22 juin 2026 par l’intersyndicale à Kinshasa. Maurice Mufusi, Directeur de cabinet de la DG Sandra Tshibonge, estime que cette action viole les engagements pris par les deux parties dans le cadre du protocole d’accord signé sous l’égide de l’Inspection générale du travail.
S’exprimant devant la presse, Maurice Mufusi a rappelé que le différend entre la direction et les représentants des travailleurs avait fait l’objet de plusieurs séances de conciliation depuis 2025. Selon lui, ces discussions avaient abouti, en février 2026, à un accord définissant les mécanismes de règlement des différends ainsi que les engagements respectifs des parties.
« Nous dénonçons cette grève parce qu’elle est prématurée et inopportune. Dans le protocole d’accord que nous avons signé, nous avions convenu de privilégier le règlement à l’amiable avant toute saisine de l’Inspection générale du travail, et ces procédures n’ont pas été respectées par nos partenaires sociaux », a déclaré le directeur de cabinet de la directrice générale de la SCPT.
La direction affirme également avoir honoré ses engagements concernant le paiement des salaires dans un délai maximal de 45 jours, un rythme qu’elle juge réaliste au regard des difficultés financières que traverse l’entreprise. Elle soutient avoir procédé à plusieurs paiements depuis la signature de l’accord et regrette que l’intersyndicale ait maintenu son préavis malgré les échanges engagés en vue d’une session économique semestrielle.
Au-delà de la contestation juridique, Maurice Mufusi met en garde contre les répercussions économiques du mouvement social sur une entreprise publique qu’il décrit comme fragilisée. Selon lui, la poursuite de la grève pourrait compromettre les efforts de redressement ainsi que l’intérêt de potentiels investisseurs appelés à accompagner la relance de la SCPT.
« Nous en appelons au bon sens de nos partenaires sociaux. La grève n’est pas une bonne solution. Qu’ils reviennent à la table du dialogue ; nous sommes prêts à discuter et à examiner ensemble toutes les préoccupations dans le cadre convenu », a-t-il insisté.
La direction affirme rester disposée à poursuivre les négociations avec le banc syndical afin de trouver une issue consensuelle au conflit, tout en exhortant les travailleurs à privilégier les mécanismes de dialogue prévus dans le protocole d’accord signé entre les parties.