Ebola : l’AFC/M23 interdit l’accès aux zones sous son contrôle aux chauffeurs en provenance de Beni, Butembo et de l’Ituri

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Les autorités de l’AFC/M23 ont annoncé de nouvelles mesures restrictives concernant la circulation des véhicules en provenance des villes de Butembo, Beni ainsi que de la province de l’Ituri. Désormais, les chauffeurs en provenance de ces zones ne sont plus autorisés à accéder aux entités sous contrôle de l’AFC/M23, dans le but de limiter la propagation de la maladie à virus Ebola.

La décision a été prise ce mardi 23 juin à l’issue d’une réunion d’échange avec les responsables des sociétés de transport opérant dans la province du Nord-Kivu.

Selon les autorités de l’AFC/M23, cette mesure vise à protéger les populations vivant dans les zones placées sous leur administration contre les menaces sanitaires, notamment la propagation de la maladie à virus Ebola de la souche Bundibugyo.

Elles précisent par ailleurs que chaque société de transport active sur l’axe du Grand Nord devra désormais affecter deux chauffeurs par véhicule. Ces derniers devront procéder à un échange de conduite au niveau de Kitsombiro, une localité située dans le territoire de Lubero, après désinfection du véhicule en provenance des zones affectées par la maladie.

Pour rappel, depuis le 23 mai 2026, le transport des passagers entre les villes de Goma et Butembo demeure suspendu jusqu’à nouvel ordre par le gouvernorat du Nord-Kivu, sous l’administration de l’AFC/M23.

Cette décision avait été annoncée dans un communiqué rendu public le vendredi 22 mai 2026, dans le cadre du renforcement des mesures préventives contre la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo. Les autorités avaient alors indiqué que tout transport de personnes entre Goma et Butembo par bus et taxis, communément appelés « Leo Leo », était suspendu afin de réduire les risques de propagation interurbaine de la maladie.

Toutefois, le transport des marchandises, notamment les biens vivres et non-vivres, n’était pas concerné par cette restriction. Dans ce cas, la présence à bord des véhicules reste strictement limitée au chauffeur et à son aide.

Josué Mutanava, à Goma