RDC : la C64 condamne des actes de violence commis contre plusieurs édifices de l’Eglise Catholique

Quelques prêtres du diocèse de Kolwezi
Quelques prêtres du diocèse de Kolwezi/Ph. droits tiers

La coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) est, une fois de plus, montée au créneau pour condamner des actes de violence qui ont visé plusieurs édifices de l’Église catholique, le week-end dernier notamment dans à Kinshasa, Kananga et Lubero.

Sans incriminer qui que ce soit, l’opposition a, dans un communiqué lundi, décrié ce qu’elle qualifie dans ses mots des actes «d’intimidation» et «d’agression» à l’encontre des membres de la hiérarchie ecclésiastique, fustigeant ainsi l’atteinte «à la sécurité des personnes,  à la liberté de religion et au caractère inviolable des lieux de culte, protégés par la Constitution de la République.»

«La C64 rappelle que dans un État de droit, nul ne peut être pris pour cible en raison de ses convictions, de sa mission spirituelle ou de ses prises de position. Les attaques dirigées contre l’Église catholique interviennent dans un contexte marqué par la multiplication des violences, des discours de haine, d’appel public au meurtre et d’apologie d’assassinat des voix dissidentes au pouvoir des voies et des intimidations dans l’espace public», écrit la coalition formée par À l’unisson, Fayulu, Kabund, Sesanga, Katumbi et Matata.

 Et de poursuivre : «Après les agressions visant des acteurs politiques et des citoyens engagés, ces événements témoignent de la banalisation préoccupante de la violence politique systématique, planifiée et ciblée comme mode de gestion des divergences».

Les leaders de la C64 expriment, toutefois, leur solidarité à l’égard de l’église romaine et à l’ensemble de ses fidèles concernés. Tout en lançant un appel aux autorités compétentes d’assurer la protection des personnes et des lieux de culte, les opposants demandent l’ouverture d’une enquête indépendante et crédible afin d’établir les responsabilités.

D’après des sources, ces actes ont particulièrement visé des prélats catholiques qui ont apposé leurs signatures sur la récente déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui dévoilé la position défavorable de l’église catholique au projet de changement de Constitution de 2006, sur lequel Kinshasa signe et persiste.

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Samyr LUKOMBO