Au moins quinze corps ont été inhumés vendredi 22 mai dans la périphérie d’Alima, une localité du territoire de Mambasa, après leur découverte à la suite de l’attaque meurtrière attribuée aux rebelles de l’ADF (Allied Democratic Forces) survenue mardi dernier.
L’information a été confirmée par l’activiste des droits de l’homme Rams Malikidogo, qui évoque un bilan encore provisoire en raison de l’insécurité persistante dans plusieurs zones touchées.
Selon lui, dix corps ont été retrouvés à Kaseli, dans le champ d’un opérateur économique, tandis que cinq autres dépouilles ont été découvertes dans le champ de Kasaï.
"Les victimes ont été enterrées vendredi après leur découverte dans différents champs autour d’Alima. Mais ce bilan reste provisoire parce que plusieurs zones restent difficilement accessibles et certains corps seraient encore abandonnés sur place", explique Rams Malikidogo.
L’activiste des droits humains précise que les recherches se poursuivent dans plusieurs villages et zones champêtres où des habitants restent portés disparus depuis l’attaque.
Ces nouvelles découvertes viennent alourdir le bilan humain des violences enregistrées ces derniers jours dans la chefferie de Babila Babombi, où les attaques répétées des ADF provoquent des déplacements massifs de population et une psychose grandissante parmi les habitants.
Des acteurs locaux dénoncent une détérioration continue de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Mambasa et appellent les autorités militaires à renforcer les opérations de traque contre les assaillants encore signalés dans plusieurs villages.
Pendant ce temps, plusieurs familles continuent de fuir les zones touchées, craignant de nouvelles incursions rebelles.
Freddy UPAR, à Bunia