La rentrée scolaire 2026-2027 est maintenue au mardi 1er septembre 2026 en Ituri malgré les inquiétudes exprimées ces derniers jours par des organisations d’enseignants et de jeunes face à la persistance de l’épidémie de maladie à virus Ebola. Les autorités éducatives misent notamment sur le renforcement des mesures de prévention dans les établissements scolaires.
Cette position a été réaffirmée ce jeudi 27 août à Bunia, à l’occasion de la clôture d’un atelier de renforcement des capacités des inspecteurs et acteurs éducatifs sur la prévention et la protection contre Ebola en milieu scolaire.
La cérémonie, organisée au bureau de la Division provinciale de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté (EDU-NC) Ituri 1, s’est déroulée en présence du PROVED intérimaire, des représentants du corps inspectoral, des responsables de l’ANAPECO, des délégués de l’ASONEPA, ainsi que des responsables sanitaires et de la riposte contre Ebola.
Une formation destinée à sécuriser la rentrée
Pendant deux jours, 50 inspecteurs, cadres éducatifs et représentants des parents et des écoles privées ont été formés à Bunia sur les techniques de prévention et de protection contre la maladie à virus Ebola.
Des sessions similaires organisées dans les divisions provinciales Ituri 2 et Ituri 3 portent à 150 le nombre de formateurs préparés à l’échelle de la province.
Ces acteurs doivent être déployés dans leurs sous-divisions respectives afin de former à leur tour les chefs d’établissement, les enseignants et les comités de parents. L’objectif est d’installer une chaîne de prévention allant des responsables éducatifs jusqu’aux élèves et à leurs familles.

Pour Ngona Kivi Jean-Baptiste, chef de service général faisant intérim du Directeur provincial de l’EDU-NC Ituri 1, cette approche doit permettre de faire de l’école un relais important de la riposte.
« Nous avons formé des inspecteurs, des cadres de la direction provinciale et des membres de l’ANAPECO et de l’ASONEPA. Ils seront déployés dans les sous-divisions pour répercuter cet enseignement sur les techniques de protection contre Ebola auprès des directeurs d’école et des enseignants. Nous avons foi qu’avec cette sensibilisation transmise aux élèves puis à leurs familles, la maladie va disparaître de notre province.»
La formation doit notamment permettre aux responsables scolaires de mieux identifier les comportements à risque, promouvoir les mesures barrières et renforcer la sensibilisation des élèves.
Les autorités maintiennent le 1er septembre malgré les appels au report. Une préparation intervient alors que le débat sur la reprise des cours s’est intensifié en Ituri.
L’Intersyndicale de l’Ituri 1 avait récemment appelé à la suspension de la rentrée, estimant que la persistance d’Ebola exposait les enseignants et les élèves à des risques importants. Le Parlement des jeunes de l’Ituri s’était également prononcé en faveur d’un report, demandant davantage de temps pour évaluer l’évolution de la situation épidémiologique.
Le PROVED intérimaire a confirmé que les cours débuteront effectivement le mardi 1er septembre, avec des mesures sanitaires renforcées dans les écoles.
« La rentrée scolaire est fixée pour le mardi 1er septembre 2026. Il y aura effectivement rentrée. Nous sommes dans la philosophie de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de province, qui veut que tous les élèves aillent à l’école. Tous les dispositifs de lavage des mains et de protection contre la maladie seront installés sur place dans toutes les écoles.»
Le déploiement des formateurs dans les sous-divisions doit désormais permettre de préparer directement les établissements avant l’arrivée des élèves.
L’Incident Management de la riposte contre Ebola apporte un appui financier et logistique à cette opération, avec la contribution de STAR-RDC pour la poursuite du déploiement dans les différentes sous-divisions.
Alors que l’épidémie continue de susciter des inquiétudes au sein de la population, les autorités éducatives veulent ainsi concilier la continuité de l’éducation avec le renforcement de la prévention sanitaire dans les établissements.
La rentrée du 1er septembre se fera donc dans un contexte particulier, avec pour principal défi de faire respecter les mesures de prévention au sein des écoles et de maintenir la confiance des élèves, des enseignants et des parents.
Freddy Upar, à Bunia