Le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) a appelé ses membres à ne pas reprendre les cours à la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre en République démocratique du Congo, afin d’obtenir notamment une revalorisation salariale, selon une déclaration consultée jeudi par ACTUALITE.CD
Réunis mardi en assemblée générale à Kinshasa, les enseignants et personnels de l’éducation membres du Syeco ont décidé de « la non-reprise de la rentrée scolaire 2026-2027 » sur toute l’étendue du pays. Ils demandent aux parents de garder leurs enfants à la maison.
Le syndicat réclame que le salaire mensuel des enseignants soit porté à 500 dollars américains, ou son équivalent en francs congolais, afin de leur garantir une rémunération correspondant au coût réel de la vie.
Il exige également la prise en charge et le paiement des enseignants dits « non payés » et des « nouvelles unités », qui peuvent, selon lui, travailler pendant plusieurs années sans rémunération régulière.
Parmi ses autres revendications figurent la mise en place d’un mécanisme « transparent et équitable » de prise en charge de la retraite, une amélioration des conditions de travail et de rémunération des inspecteurs de l’éducation, ainsi qu’une réforme du système de paie.
Le Syeco demande notamment le libre accès des enseignants aux services bancaires, la réduction des frais prélevés sur leurs salaires et davantage de transparence dans les opérations de paiement. Il réclame aussi la création d’une banque unique destinée aux enseignants.
Sur le volet sanitaire, le syndicat réaffirme son attachement à la Mutuelle de santé des enseignants de l’enseignement primaire, secondaire et technique (MESP). Il rejette toute adhésion au Fonds solidaire de santé qui se ferait au détriment ou en remplacement de cette mutuelle, sans concertation préalable.
Le Syeco affirme par ailleurs qu’une demande d’audience adressée le 20 août au ministère de l’Éducation est restée sans suite. Il se dit toutefois disponible pour participer à toute concertation susceptible d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des enseignants.
Lors du Conseil des ministres du 14 août, le président Félix Tshisekedi avait demandé au gouvernement d’assurer une rentrée scolaire « apaisée, effective et inclusive » sur l’ensemble du territoire congolais.