Les incidents survenus au Centre d’encadrement et d’instruction Félix Tshisekedi, impliquant un élément des forces de défense et de sécurité ainsi que des jeunes "Bâtisseurs" en formation dans la province du Haut-Lomami, ne cessent de susciter des réactions dans l’environnement sociopolitique congolais.
Pour ce service rattaché à la Présidence de la République, cet incident est survenu dans un contexte de tension consécutif à la propagation d’une fausse rumeur relative à une prétendue prime qui leur serait due, ainsi qu’à la prorogation de la durée de formation de ces jeunes.
D’après le Service national, ils se sont mis à s’attaquer aux biens du centre, à casser les vitres et à brûler les matelas sur lesquels ils dorment. Ils s’en sont même pris physiquement au commandant du centre, qui tentait de les calmer. Alors que des tentatives de rétablissement de l’ordre étaient en cours, un militaire a malheureusement fait usage de son arme à feu, causant six blessés parmi les Bâtisseurs, dont deux grièvement.
C’est dans ce contexte que la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) dénonce et condamne avec "la dernière énergie " ces incidents. Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, ces jeunes gens, condamnés par la justice, communément appelés "Kulunas ", pour lesquels le gouvernement congolais avait pris l’initiative de les envoyer à Kaniama Kasese sous l’encadrement du commissaire général Sylvano Kasongo, alors qu’il était commandant de la Police nationale/Ville de Kinshasa, afin de renforcer le Service national.
"Selon nos sources, cela fait déjà 8 mois que ces jeunes travaillent sans être payés. Pourtant, tout travail mérite un salaire, dit-on. Ils ont donc manifesté pour exiger leurs rémunerations. Curiuesement,des hommes en arme ont ouvert le feu sur eux, causant ainsi de nombreux décès ainsi que des bléssés parmi ces jeunes,tous civils non armés et facilement maitrisables.Ceci constitue une grave violation des droits de l'homme: leurs droits à la vie, à l'intégrité physique, à lune rénumération descente et à manifester, pourtant consacrés par plusieurs instruments internationaux que la RDC a ratifiés et locaux ont été violés", dénonce l'Organisation dans un communiqué rendu public ce vendredi 3 avril 2026
Pour la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP), cette situation nécessite l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur ces incidents. L’organisation estime que cette affaire ne doit pas se terminer comme les autres affaires ayant déjà secoué les consciences.
"Et malheureusement, nous savons ce que deviennent les enquêtes pour ce genre de situation. Par exemple, les massacres des Bundu dia Kongo dans la Province du Kongo Central , le dossier Kawmina Nsapu dans le Grand- Kasai, le dossier Ényele dans la Grande Province de l' Équateur, le Massacre de Mai-Ndombe, l'évasion de la Prison Centrale de Makala le 17 Mai 2017 et celui du 1er au 2 Septembre 2024, etc, en disent long. Voilà pourquoi, nous continuons de demander une enquête internationale sérieuse ,approfondie et indépendante pour que les auteurs et les complices de ces crimes audieux soient poursuivis et mis jobs état de nuire. Voilà L'Etat de Droit Recherché et Souhaité par tous", plaide l'Organisation
Dès la survenance des faits, renseigne une mise au point de ce service, le Commandant du Service National, le Lieutenant-Général Jean-Pierre KASONGO KABWIK, a réagi avec diligence et fermeté. L'auteur présumé a été immédiatement interpellé et mis à la disposition de l'Auditorat Militaire de Garnison de KAMINA qui a, d'ailleurs, à la demande du Commandant du Service National, ouvert une enquête afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce drame.
Les blessés ont été pris en charge et acheminés en urgence vers la clinique du Service National où ils bénéficient des soins appropriés. Le Service National condamne avec la plus grande rigueur cet acte inacceptable, qui constitue une violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine. Selon ce service, aucune dérive ne sera tolérée, quels qu'en soient les auteurs ou les circonstances,
Clément MUAMBA