Ituri : panique à Niania après l’arrivée de corps des personnes tuées par les ADF à Bafwakoa

Le corps d'une victime de l'attaque ADF au quartier Rwangoma à Beni/ACTUALITE.CD

Un mouvement de panique a été observé ce vendredi 3 avril dans la localité de Niania (territoire de Mambasa) en Ituri, après l’arrivée des corps des civils sauvagement tués la veille à Bafwakoa. Ces scènes de violence extrême interviennent dans un contexte d’attaques répétées des combattants ADF, accentuant les craintes d’une dégradation sécuritaire majeure dans la région.

La psychose s’est installée à Niania après l’acheminement des corps des conducteurs de motos-taxis tués lors de l’attaque de Bafwakoa, sur la RN4. Selon des sources locales, certains corps présentaient des signes de décapitation, témoignant de la brutalité des violences commises lors de cette incursion.

« L’arrivée de ces dépouilles dans la localité a profondément choqué la population, provoquant une panique généralisée et ravivant la peur d’une extension des attaques dans cette zone du territoire de Mambasa », précise notre source.

Selon la société civile, une grande partie du village a été incendiée. Des habitations, motos et véhicules ont été réduits en cendres, ainsi que plus de 40 civils tués à Bafwakoa. D’après la même source, les assaillants se déplacent librement dans la zone sans être inquiétés.

« Sur le terrain, la répétition des attaques, leur extrême violence et leur extension sur les axes routiers stratégiques mettent en lumière une dégradation rapide de la situation sécuritaire, malgré les opérations annoncées par les Forces armées de la République démocratique du Congo », déplore Jospin Mbowa, coordonnateur local de la société civile.

Entre scènes de barbarie venues de Bafwakoa et panique à Niania, la situation à Mambasa dépasse désormais le cadre local pour s’imposer comme une crise sécuritaire majeure, et la protection des civils reste plus réclamée.

Freddy Upar, à Bunia