RDC-HRW : le gouvernement conteste les allégations de disparitions forcées à Kinshasa

Patrick Muyaya, ministre de communication et médias
Patrick Muyaya, ministre de communication et médias

Le gouvernement congolais a rejeté vendredi les conclusions d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch faisant état de présumées disparitions forcées à Kinshasa impliquant des services de sécurité, notamment le Conseil National de Cyberdéfense.

Dans un communiqué du ministère de la Communication et des Médias, Kinshasa affirme que plusieurs personnes mentionnées dans le rapport ont été identifiées, que certaines ont été libérées et que d’autres ont été présentées devant les juridictions compétentes. Le gouvernement précise que des visites ont été autorisées au profit des familles ainsi que des représentants de Human Rights Watch.

Les autorités soutiennent que les mesures prises par les services de sécurité s’inscrivent dans le cadre d’enquêtes légalement ouvertes, dans un contexte qu’elles qualifient de «particulièrement sensible», invoquant l’«agression» rwandaise et la présence de l’AFC/M23 à l’Est du pays, ainsi que des «tentatives de déstabilisation» recourant à des «vecteurs numériques».

Le gouvernement «rejette en conséquence» toute allégation selon laquelle ces arrestations seraient motivées par des «considérations politiques ou arbitraires», et réaffirme son attachement à l’État de droit et au respect des engagements internationaux de la RDC en matière de droits humains.

Kinshasa se dit par ailleurs «disposé à poursuivre un dialogue constructif» avec les organisations de défense des droits humains, dans le respect de la souveraineté nationale.