Après au moins 24 heures d’interruption totale, les réseaux mobiles ont été rétablis ce mercredi 25 février dans la cité minière de Rubaya (territoire de Masisi) au Nord-Kivu, et ses environs.
La coupure survenue le mardi 24 février faisait suite à des bombardements qui ont causé des dommages sur les installations des trois principales antennes de Vodacom, Orange et Airtel à Rubaya, selon plusieurs sources sur place. Ces dégâts sont intervenus lors des affrontements opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et à leurs alliés, les miliciens wazalendo.
Les habitants qui étaient privés des moyens de communication ont accueilli la réactivation des services avec soulagement. De nombreux utilisateurs de téléphones portables ont souligné l’importance de la connectivité pour l’accès à l’information et la communication.
Le rétablissement des services de transfert d’argent par téléphone soulage également la population locale, qui en dépend largement pour ses transactions quotidiennes.
Durant la coupure, les SMS et les appels sur le réseau Vodacom fonctionnaient de manière irrégulière, tandis que l’accès à Internet était totalement indisponible. Plusieurs habitants de Rubaya confirment désormais que Internet est de nouveau opérationnel.
Mais la situation sécuritaire reste tendue dans la zone. Des combats se sont intensifiés ce mercredi 25 février dans le village de Kasenyi, situé dans le groupement Kibabi. Les rebelles de l’AFC/M23 ont lancé une contre-offensive contre l’armée congolaise et ses alliés wazalendo, qui avaient pris le contrôle de cette agglomération dimanche dernier à l’issue de plusieurs heures d’affrontements.
Selon des sources locales, les rebelles se sont redéployés dans la zone avec des renforts en hommes et en munitions. Leur objectif serait de reprendre Kasenyi et de stopper la progression des forces pro-gouvernementales vers Rubaya, considérée comme un bastion stratégique de la rébellion dans cette partie du territoire de Masisi.
Josué Mutanava