Les voyages sur la route nationale numéro 25 reliant la province de la Tshopo à celle de Haut-Uele sont devenus fatigants suite aux multiples barrières implantées par la direction générale de migration (DGM) et une frange d’éléments de forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces services ont multiplié des barrières dans ces provinces et forcent les passagers à payer à chaque point de contrôle.
Quittant la ville de Kisangani en destination d’Isiro, chef-lieu de la province de Haut-Uele, un voyageur a raconté à Deskeco.com le calvaire vécu lors d’un de ses voyages.
« Mais c’est incroyable ! Ces services nous escroquent, ils multiplient des barrières aux barrières. Surtout dans la province de la Tshopo où les barrières sont plus nombreuses. Le pire dans tout ça, il y a également les éléments de Fardc qui demandent à certains de payer des taxes et impôts. J’ai dû dépenser plus de 15 mille francs congolais au cours de mon voyage », a témoigné un passager, fonctionnaire dans un service étatique de la province de la Tshopo.
Au-delà de cette réalité, ces services brutalisent les passagers qui manquent de fonds à leur donner et sont parfois obligés d’y rester sans continuer le voyage. Cette réalité retarde le voyage. Pour un déplacement de deux jours de Kisangani pour Isiro, ces barrières implantés retardent les passagers au point où les agences de transport sont obligées de passer plus de jours.
Un passager témoigne avoir passé quatre jours au cours de la route passant des nuits à chaque poste de barrière.
« Nous ne refusons pas le contrôle, mais quand ça devient exagéré, c’est une autre chose. C’est comme si on voyageait dans un autre pays. J’ai failli ne pas continuer mon voyage parce que je manquais mille francs congolais à leur donner. Nous avons passé quatre jours au cours de la route, c’est fatiguant et épuisant. Les autorités du pays doivent réagir », a-t-il confié.
A lui d’ajouter: « Heureusement, la situation sécuritaire dans ces deux provinces est relativement calme. Sinon, ça allait être compliqué vu que nous dormons sur la route ».
Les autorités tant provinciales que nationales sont appelées à réagir en vue de supprimer ces multiples barrières implantées dans le seul but de rançonner la population et retarder le déplacement, a indiqué un autre passager. Il faut rappeler que ces fonds sont payés sans inclure les frais payés par les agences de transport, qui priorisent le dialogue avec ces services, qui entravent la circulation, au point de ne pas se voir interdire le mouvement.
Jean-Baptiste Leni