Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a réuni ce lundi 9 mars près de 3 000 agents engagés dans la mission mixte de contrôle routier. La rencontre s’est tenue au terrain annexe du Stade des Martyrs, en amont du déploiement de ces équipes sur plusieurs axes de la capitale.
Ces agents proviennent de différents services publics, notamment la Police nationale congolaise, la Division urbaine des transports, la Brigade spéciale de protection de l’environnement ainsi que la Régie des fourrières et du contrôle technique. Selon les autorités provinciales, leur mission consiste à veiller au respect des dispositions du Code de la route et à renforcer la régulation du secteur du transport urbain.
Lors de cette rencontre, le gouverneur a rappelé l’obligation pour les usagers de la route de se conformer aux règles en vigueur, notamment en disposant de tous les documents de bord requis. Il a également réaffirmé l’interdiction de circulation pour les véhicules jugés en mauvais état.
Des éléments des Forces armées ont été intégrés à ce dispositif en appui aux services civils déjà mobilisés, dans le cadre de cette mission mixte chargée des opérations de contrôle.
Les autorités provinciales ont par ailleurs rappelé les restrictions relatives à la circulation des camions et des véhicules de livraison dans la capitale. Ces derniers sont autorisés à circuler uniquement du lundi au mercredi, entre 22 heures et 5 heures du matin. Aucune dérogation n’a été accordée, selon l’exécutif provincial.

Un moratoire d’une semaine a également été accordé aux propriétaires de véhicules abandonnés sur la voie publique ainsi qu’aux garages installés de manière irrégulière sur les emprises publiques. À l’issue de ce délai, une opération d’évacuation des épaves et d’assainissement des espaces publics concernés devrait être lancée.
La question de la sécurité dans les transports publics a également été évoquée. Face aux cas de kidnapping signalés ces dernières semaines dans la capitale, le gouverneur a annoncé la mise en place prochaine d’un système d’identification numérique obligatoire pour les taxis assurant le transport public, afin de faciliter leur identification.
Les agents déployés dans le cadre de cette mission mixte ont été appelés à appliquer les mesures prévues dans le respect des procédures et des usagers de la route.