Depuis quelques jours, Stéphane Shisso, cameraman privé de Moïse Katumbi, est invisible. Ses proches dont ses collègues ont lancé des alertes. En fin de compte, c'est la Corporation des journalistes, l'Union nationale de la presse du Congo (UNPC), antenne du Grand-Katanga qui s'exprime. Marianne Mujing Yav, présidente intérimaire dans la région du Katanga et 2ème vice-présidente nationale de l'UNPC, précise que le cameraman Shisso est détenu par les éléments de la Garde Républicaine, avant son transfèrement à Kinshasa.
" L'Union nationale de la presse du Congo dénonce l'enlèvement clandestin dont est victime le cameraman Stéphane Shisso, professionnel des médias, détenu clandestinement au camp militaire de Kimbembe puis transféré à Kinshasa sans aucune assistance", lit-on dans ce communiqué.
Pour l'UNPC/Grand Katanga, cet enlèvement est une grave atteinte à la liberté de la presse.
"...C'est donc en violation des droits humains que le caméraman Stéphane Shisso est détenu par la garde républicaine sans connaître le motif pour lequel il a été enlevé comme un vulgaire", explique dans la mise au point Marianne Mujing Yav.
Puisque la caméra n'est pas une arme, poursuit-elle, l'UNPC exige sa libération.
Stéphane Shisso est cameraman de la télévision Nyota depuis plusieurs années et affecté aux activités de l'opposant Moïse Katumbi Chapwe. Depuis son enlèvement, ses proches et sa famille disent n'avoir plus de ses nouvelles, si ce n'est la nouvelle de son transfèrement à Kinshasa.
José Mukendi