Le site Cojelos, l’une des localités situées au quartier Tshibanda dans la commune de Mont-Ngafula, est fortement menacé par d’innombrables têtes d’érosions qui mettent en péril des habitations. Le gouvernement, par le biais du ministère des infrastructures et travaux publics, y a lancé début décembre un projet des travaux de lutte antiérosifs, estimés à un total de 5 306 996, 10 dollars américains.
Financés par le trésor public et exécutés par l’entreprise Colosse Construction SARL sur une durée de 24 mois plus 30 jours de mobilisation, ces travaux vont consister à l’ouverture des voies d’accès et de rechargement, la construction des caniveaux et collecteurs, la réalisation des murs de para fouille et ouvrages de dissipation ainsi que le remblayage et stabilisation des fonds de ravins. C’est ce qui est repris sur le panneau, érigé à au moins 30 mètres du terrain Mbiti.
D’après ce qui y est inscrit, ces travaux de deux ans auront pour maitre d’ouvrage le ministère des ITP, l’office des Voiries et drainage comme maitre d’œuvre. Le contrôle des travaux sera assuré par le bureau technique de contrôle, tandis que leur surveillance sera à la responsabilité de l’OVD.
Cojelos, l’un des coins de Kinshasa les moins peuplés situé à proximité du plateau des professeurs au quartier Tshibanda, est régulièrement érodé après chaque pluie en raison de l’inexistence des caniveaux et collecteurs d’eau. Lors des pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur Kinshasa mi-novembre, des têtes d’érosions ont été ouvertes au niveau du quartier Plateau et Tshibanda, suscitant la réaction du gouvernement, après une descente commune de John Banza et Marie-Thérèse Sombo, respectivement ministres des ITP et des Etudes Supérieures et Universitaires.
Samyr LUKOMBO