Kinshasa : Jacquemain Shabani appelle la Police, l’armée et l’hôtel de ville « à tout mettre en œuvre pour normaliser la situation sécuritaire »

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Kinshasa, boulevard Lumumba, commune de Limete

Vingt-quatre heures après le conseil des ministres du vendredi dernier, au cours duquel le président Tshisekedi avait exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des kidnappings, le vice premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, a réuni, samedi, tous les services de sécurité, qu’il a appelés à tout mettre en œuvre pour normaliser la situation dans la ville de Kinshasa.

La ville de Kinshasa et le commandement général de la Police, élargi à l’Agence Nationale de Renseignement, à la DGM, au CNC et à la 14ᵉ région militaire ont, au cours de cette réunion, procédé à l’évaluation de la situation sécuritaire, marquée notamment par des visites domiciliaires, rapts, braquages, kidnappings et autres formes d’insécurité qui créent la psychose parmi les Kinois.

« L’autorité en charge de la sécurité territoriale a sensibilisé toutes les autorités nationales et de la police et des forces armées et les autorités politico-administratives de la ville de Kinshasa de mettre tout en œuvre pour normaliser dans la ville de Kinshasa », a déclaré le porte-parole de la police nationale congolaise, Julien Mavungu.

Comme au dernier conseil des ministres, le patron de la sécurité a insisté que tous les cas d’enlèvements documentés en  boucle sur les réseaux sociaux sont « des fausses alertes, une mascarade », « car il est inconcevable qu’un citoyen congolais qui a perdu un membre de famille et qui s’est présenté auprès des services de la police pour porter plainte, signaler la disparition, puisse aussitôt ne plus contacter la police. C’est ce qui laisse présager la mascarade ou suspicion de fausse alerte », ajoute le porte-parole de la PNC. 

Kinshasa, qui est pourtant siège des institutions où se concentre tous les services de sécurité, devient pour le moins invivable. Si hier la population redoutait seul le phénomène dit Kuluna, ces jours, l’insécurité dans la capitale inquiète sous plusieurs formes, notamment des braquages, des kidnappings et des rapts. Il y a nettement une semaine, une fillette de 17 mois était tuée par balle dans la commune de la Nesle, après un cambriolage raté. La nouvelle avait fortement bouleversé l’opinion nationale, choquée par le silence des autorités, qui n’ont agi que plusieurs jours plus tard, annonçant l’ouverture d’une enquête.

Samyr LUKOMBO