Mars 2026 : le RFEC appelle les femmes et les filles à mieux connaître leurs droits

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Conférence RFEC

Le Réseau des femmes des entreprises du Congo (RFEC) a célébré, vendredi 13 mars, la Journée internationale des droits des femmes lors d’une activité organisée dans la salle internationale du ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, à Kinshasa.

Placée sous le thème international « Droits, justice et action pour les femmes et les filles » et, au niveau national, « Droits garantis et autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles », cette rencontre a réuni plusieurs femmes issues notamment d’institutions publiques, dont certaines transformées en régies financières.

Prenant la parole à cette occasion, Maimuna Ntumba, experte au ministère du Genre, Famille et Enfant de la République démocratique du Congo, a invité les femmes à mener une réflexion approfondie sur la connaissance et la défense de leurs droits. Selon elle, une meilleure compréhension du cadre légal et des mécanismes de protection constitue une étape essentielle pour renforcer la participation des femmes dans la société.

« On ne peut pas aborder la question de la justice et des droits sans faire d’abord l’état des lieux de notre niveau de connaissance de ces droits. Il est important de savoir ce que le gouvernement met en place pour promouvoir et protéger les droits des femmes », a-t-elle déclaré. Elle a également encouragé les participantes à s’approprier le thème de cette année afin de contribuer à des avancées significatives en matière d’égalité dans les années à venir.

Pour sa part, Berthe Akashi, coordonnatrice du RFEC, a mis en lumière les principaux défis auxquels font face les femmes membres du réseau. Elle a notamment évoqué les inégalités dans l’accès aux postes de responsabilité, la faible représentativité des femmes dans certaines sphères décisionnelles ainsi que les difficultés d’accès aux financements pour les initiatives entrepreneuriales féminines.

Les échanges ont également porté sur la nécessité de renforcer la présence des femmes dans les instances de prise de décision, tant dans le secteur public que privé. Les intervenantes ont encouragé les femmes à développer leurs ambitions professionnelles, à renforcer leurs capacités et à se préparer à assumer des fonctions de leadership.

Par ailleurs, les participantes ont salué les initiatives du ministère du Genre visant à opérationnaliser les mécanismes institutionnels de promotion de l’égalité et de la parité, notamment le Conseil national genre et parité, considéré comme un outil important pour renforcer la participation des femmes dans la gouvernance publique.

Cette activité a également servi de cadre d’échanges et de sensibilisation sur le rôle que les femmes peuvent jouer dans le développement économique et social du pays, notamment à travers l’entrepreneuriat et la gestion des entreprises. Les intervenantes ont rappelé que l’autonomisation économique des femmes demeure un levier essentiel pour la promotion effective de leurs droits et pour un développement inclusif et durable.

Divine Mbala