La République démocratique du Congo assurera la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au mois de juillet 2026, dans le cadre de la rotation mensuelle prévue pour les membres de l’organe onusien, a indiqué l’ONU.
Élue membre non permanent pour le mandat 2026-2027, la RDC exercera cette présidence après la Colombie en juin et avant le Danemark en août, conformément à l’ordre alphabétique anglais des États membres. En janvier, la présidence est assurée par la Somalie, qui coordonne également les positions du groupe des trois membres africains élus, les A3, au premier trimestre 2026.
Lors de la cérémonie d’installation des nouveaux membres élus, vendredi à New York, la RDC a affirmé vouloir exercer son mandat « avec pleine conscience de la responsabilité » que lui confie la communauté internationale. S’exprimant au nom de Kinshasa, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a rappelé que la RDC siégeait pour la troisième fois au Conseil de sécurité, « exactement 35 ans après » sa précédente participation, soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une présence « circonstancielle ».
Forte d’une expérience marquée par des conflits prolongés, des processus de stabilisation complexes et des efforts continus de reconstruction, la RDC entend apporter « une contribution utile, lucide et responsable » aux travaux du Conseil, a déclaré la vice-ministre. Elle a inscrit cet engagement dans la continuité de la participation active du pays au multilatéralisme, notamment au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Le mandat congolais reposera sur deux piliers principaux : la paix et la sécurité, ainsi que la prévention et la résolution des conflits. À ce titre, la RDC a indiqué vouloir contribuer aux réflexions sur l’avenir des opérations de maintien de la paix des Nations unies, en s’appuyant sur son statut de pays hôte, depuis plus de vingt ans, de l’une des plus importantes missions onusiennes.
Soulignant que « la paix durable ne peut être dissociée de la justice », Mme Ayeganagato a mis en avant le rôle de la justice transitionnelle, lorsqu’elle est « inclusive, crédible et adaptée aux contextes nationaux », comme levier de réconciliation, de cohésion sociale et de stabilité. La RDC entend également attirer l’attention sur les liens entre ressources naturelles, gouvernance et conflits, ainsi que sur l’importance de programmes de désarmement, démobilisation et réintégration conçus de manière holistique, durable et orientée vers la réintégration socio-économique.
En siégeant au Conseil de sécurité pour la période 2026-2027, la RDC assume, selon la vice-ministre, un « triple engagement » envers son peuple, envers l’Afrique et envers la communauté internationale, et exercera son mandat « avec sens de responsabilité, esprit de dialogue et fidélité à la Charte des Nations unies ». Elle a enfin réaffirmé sa disponibilité à travailler avec l’ensemble des membres du Conseil afin de promouvoir la prévention des conflits et la recherche de solutions durables au service de la paix et de la sécurité internationales.