L'École Regionale Supérieure de la Magistrature de l'OHADA (ERSUMA) a inauguré une semaine de formation dédiée aux mécanismes alternatifs de règlement des différends (MARD) et aux simulations d'arbitrage à l'hôtel Pullman de Kinshasa.
Cette formation, organisée avec l'appui du projet TRANSFORME RDC, vise à renforcer les capacités des acteurs économiques, juristes et professionnels du droit en matière de résolution moderne des conflits commerciaux. L'objectif est de promouvoir l'arbitrage et la médiation comme solutions efficaces pour améliorer la sécurité juridique et le climat des affaires en RDC.
« A travers ces activités, nous allons explorer les avantages des mécanismes alternatifs de règlement des conflits et encourager leur généralisation en République démocratique du Congo », a indiqué le représentant du Coordonnateur du projet TRANSFORME RDC.
Des experts internationaux à l’oeuvre
Plusieurs experts internationaux ont animé les travaux, partageant leur expérience sur l'arbitrage et la médiation. Le directeur général de l'ERSUMA, Karel Osiris Coffi Dogue, a souligné l'importance de la formation pratique, tandis que la médiatrice et arbitre agréée Bintou Boli Djibo a rappelé que la médiation est un mécanisme juridique structuré et reconnu.
Pour Roger Massamba, président de la Commission nationale OHADA, le développement économique dépend fortement d’un environnement juridique fiable.
« L’investisseur ne recherche pas seulement des ressources naturelles ou des marchés. Il recherche surtout un environnement juridique clair où les contrats sont respectés et les litiges peuvent être résolus rapidement », a-t-il déclaré.

Des simulations pratiques pour une meilleure compréhension
Les participants ont simulé une procédure arbitrale complète, analysant un litige commercial opposant deux entreprises fictives. Cette approche pratique vise à rapprocher la théorie de la réalité et à renforcer la prévisibilité et la confiance dans le système économique.
Vers un environnement juridique plus efficace
Le directeur général de l’ERSUMA, Karel Osiris Coffi Dogue, a insisté sur l’importance de la formation pratique.
« Ces ateliers sont basés sur des cas concrets issus de la réalité des centres d’arbitrage. Les participants vont apprendre comment introduire une demande d’arbitrage, comment organiser la procédure et comment rédiger une sentence arbitrale », a-t-il expliqué.
À travers cette semaine de formation, l’ERSUMA entend ainsi contribuer à la promotion des mécanismes alternatifs de règlement des conflits et au renforcement d’un environnement juridique plus efficace et plus sécuriser pour les affaires en République démocratique du Congo.
La formation se poursuivra mardi 10 mars avec la deuxième journée consacrée à la poursuite des simulations et aux échanges d'expériences entre experts et participants. Une rencontre est également prévue à la FEC avec les entrepreneurs et à l'UPC avec les étudiants.