Rabat: Le Think Tank Stratégie plaide pour une RDC fondée sur le capital humain et le soft power

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La Village de la RDC à la CAN

Le Think Tank RDC STRATÉGIE a organisé, le 26 décembre 2025 au Palais de Jawara à Rabat (Maroc), une conférence internationale consacrée au soft power, au capital humain et au développement. L’événement s’est tenu en marge du Léopard Business Village – Expo CAN Maroc, sous le haut patronage du Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous le leadership du ministre du Tourisme, Didier Mazenga Mukanzu.

Placée sous le thème « Pourquoi la jeunesse est la première richesse stratégique d’un pays », cette rencontre a rassemblé plus de 200 participants, parmi lesquels des diplomates, entrepreneurs, universitaires, responsables institutionnels, membres de la diaspora congolaise et jeunes leaders venus notamment de la RDC, du Maroc, du Sénégal et de la Guinée.

La conférence a été ouverte par Bodom Matungulu, Président du Think Tank RDC STRATÉGIE, à travers une keynote axée sur le soft power congolais et la nécessité de bâtir une politique nationale de valorisation de la jeunesse et de la diaspora. Il a souligné que « le futur de la RDC ne se jouera pas uniquement dans ses mines, mais dans la qualité de ses cerveaux, de sa jeunesse et de sa capacité à influencer le monde ».
À cette occasion, il a également annoncé la tenue du Forum du Futur, prévu à Kinshasa du 18 au 22 mars 2026, autour de l’Agenda 2060.

Diaspora, jeunesse et influence internationale

Le premier panel, intitulé « Le soft power comme politique publique : pourquoi le Congo doit investir dans sa jeunesse à l’étranger », a mis en avant le rôle stratégique de la diaspora congolaise comme levier majeur du soft power national.
Plusieurs intervenants ont partagé leurs analyses, notamment Joseph Sita, Président de l’Union des Étudiants et Stagiaires Congolais au Maroc (UESCOM), Dr Héritier Ataky, Président de la Communauté congolaise au Maroc, Trésor Botembe, entrepreneur et CEO, ainsi que Faouziya Tarik, Vice-présidente du FIED et porte-parole du Forum International des Femmes Entreprenantes et Dynamiques. Tous ont insisté sur la nécessité de politiques publiques structurées pour mobiliser efficacement les talents congolais à l’étranger.

De l’économie extractive à l’économie des savoirs

Le deuxième panel, « La RDC que nous voulons : du pays minier au pays des cerveaux », a exploré les pistes de transformation du modèle économique congolais vers une économie fondée sur la connaissance, l’innovation et la valeur ajoutée locale.
Les échanges ont notamment souligné le potentiel du tourisme, du numérique et de l’innovation comme moteurs du soft power congolais.

La conférence s’est clôturée par un cocktail de networking, favorisant les échanges, les partenariats et les initiatives communes.

Nancy Clémence Tshimueneka