Maniema : une ONGDH plaide pour la prise en charge des miliciens qui ont déposé les armes dans le Sud de la province
Ph/actualite.cd

Une organisation de promotion et de défense des droits de l’Homme plaide pour l’encadrement et la prise en charge des miliciens malaïka qui ont accepté récemment de déposer les armes à Salamabila.

Selon Adalbert Shabani,Directeur Exécutif de Maniema Libertés qui exécute un projet de paix au Sud de la province du Maniema a formulé cette plaidoirie ce mardi à Kindu à l’issu d’un atelier sur le code minier à l’intention des acteurs étatiques, parlementaires et de la société civile.

L'ONGDH craint que ces miliciens puissent retourner en forêt s’ils ne sont pas encadrés.

‘’Nous pensons qu’il faut un grand plaidoyer en vue que les miliciens de leur prise en charge afin qu’il ne puisse pas retourner en forêt. Nous exigeons que le processus de démobilisation et réinsertion soit déclenché sans délai, parce que la cohabitation entre les miliciens et les forces loyalistes risque de poser problème dans les jours qui viennent’’, craint Adalbert Shabani, Directeur Exécutif de l’ONGDH Maniema Libertés.

Effort de paix dans le sud de la Province

Deux factions de la milice Malaïka actives dans le territoire de Kabambare, au sud de la province du Maniema, ont signé le mardi 13 juillet 2021, un acte d’engagement pour la promotion de la paix à Salamabila, zone secouée par les violences armées.

Porteurs généralement des treillis, ces miliciens Malaïka dont le nombre n’est pas encore connu, ont quitté la forêt le lundi 12 juillet et ont été accueillis avec faste par les communautés locales de Salamabila.

En séjour au sud de la province du Maniema depuis le mercredi 7 juillet 2021, le gouverneur ad intérim Affani Idrissa Mangala a procédé, le week-end dernier, au lancement de la caravane de paix.

Cette initiative, selon le cabinet du gouverneur, vise à mobiliser tout le monde en vue de rétablir la paix dans le territoire de Kabambare, épicentre de l’insécurité dans la partie sud de la province du Maniema.

Contexte

Le Sud de la province du Maniema connaît, depuis 2016, un activisme des groupes armés avec la présence de plusieurs factions de la milice Malaïka. Ce groupe armé, constitué des populations autochtones, mènent des attaques, tueries et kidnapping. Ils protestent contre le non-respect du cahier de charge signé avec Namoya Mining, filiale de Groupe Banro Corporation, une société de droit canadien. La firme a annoncé en Juin 2020 avoir vendu sa mine d’or de Namoya à Shomka Resources Ltd, dans laquelle la société chinoise Baiyin International Investments détient une participation minoritaire.

Chadrack Londe, à Kindu

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