RDC : les FARDC exigent le retrait des militaires et policiers déployés dans les sites miniers en Ituri
Le général Célestin Mbala, chef d'état-major des FARDC recevant l'honneur à Beni/Ph Yassin Kombi ACTUALITE.CD

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) veulent renforcer aussi la discipline dans leurs rangs en Ituri où elles font face aux violences armées notamment dans les territoires de Djugu et Irumu.

C’est ainsi qu’elles ont par exemple lancé dimanche dernier à l’endroit des opérateurs économiques « l’interdiction formelle d’utiliser les militaires et policiers dans leurs installations. »

Les FARDC ont exigé le « retrait immédiat des militaires et policiers commis au gardiennage et des sites miniers et unités de production. »

Un rapport du Baromètre de sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, projet conjointement géré par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo basé à New York publié en août 2019 avait affirmé que la présence des militaires dans les sites miniers contribue à alimenter les violences. Le rapport indiquait aussi que plusieurs officiers de l’armée congolaise déployés dans les zones minières dans l’est du pays récoltent « d’importants revenus » et refusent de rentrer dans les camps militaires.

Pour l’Ituri, « les opérateurs économiques désireux de bénéficier des services des militaires et policiers sont tenus d’adresser leurs demandes aux forces armées et à la police nationale congolaise à ce sujet. », dit le général Richard Léon Kasongo, porte-parole de l’armée lors d’une communication à Bunia.

Le porte-parole des FARDC est dans l’équipe du chef d’état-major général de l’armée, Célestin Mbala qui séjourne en Ituri à la suite de la détérioration brutale de la situation sécuritaire dans cette partie du pays. Une cinquantaine de personnes ont été tuées la semaine dernière dans le territoire d’Irumu par des présumés combattants d’Allied democratic forces (ADF). Plusieurs sources locales déplorent « l’inaction » de l’armée afin de prévenir les violences dans la région.

Parmi les mesures arrêtées en Ituri, l’état-major des FARDC interdit « toute divagation des militaires et policiers avec armes et en tenue en dehors des heures de service sauf pour raison de service et moyennant un bulletin dûment signé par le commandant de l’unité. »

 

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