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« Nous n'allons pas faire de partage des pouvoirs » : Michel Bongongo défend un dialogue centré sur le peuple, et justifie l'absence de Kabila et de l'AFC/M23

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Poursuivant son intervention dimanche lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, le Professeur Michel Bongongo a pris ses distances avec les précédents dialogues politiques congolais, qu'il accuse d'avoir systématiquement débouché sur un simple partage du pouvoir entre les mêmes figures politiques.

Pour l'ancien ministre, l'histoire des différents forums, tables rondes et dialogues qu'a connus la RDC obéit toujours au même schéma : les mêmes hommes et femmes politiques se retrouvent, s'affrontent, se fâchent, avant que la perspective du pouvoir ne finisse par les rassembler autour d'un partage de portefeuilles ministériels, pendant que la population congolaise, elle, reste simple spectatrice. « Nous ne pouvons pas réussir un dialogue sans que les premières victimes, c'est-à-dire la population congolaise, se retrouvent dans cette réflexion », insiste-t-il, justifiant ainsi son adhésion au cadre proposé par le Président Tshisekedi, qu'il qualifie de « cadre idéal » précisément parce qu'il replace le peuple au centre du processus.

Le Professeur Bongongo réaffirme sa conviction que le dialogue national doit être appréhendé comme un processus progressif, et non comme un événement ponctuel, une approche qu'il attribue explicitement au Président de la République.

Kabila et l'AFC/M23 : une exclusion à relativiser, selon Bongongo

Interrogé sur l'absence de Joseph Kabila et de l'AFC/M23 dans le format actuel, l'ancien ministre récuse l'idée d'une véritable exclusion. Il avance une lecture différente du processus, distinguant un « dialogue en amont », « Doha », où se retrouveraient d'abord ceux qui, ayant appartenu à une même alliance politique par le passé, doivent régler entre eux leurs différends internes avant de rejoindre la classe politique plus large dans le dialogue national proprement dit. Selon cette logique, Kabila et son camp ne seraient donc pas écartés du processus, mais simplement engagés à une étape antérieure, préalable à leur intégration au dialogue élargi.