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Dialogue national : Peter Kazadi défend le format contesté par l'opposition

Peter Kazadi

Haut cadre de l'UDPS et ancien vice-premier ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Peter Kazadi est monté au créneau samedi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala pour défendre le format du dialogue national convoqué par le Président Félix Tshisekedi, en réponse aux critiques de l'opposition qui le juge sélectif et exclusif.

Reprenant les termes employés par ses détracteurs, Peter Kazadi reconnaît que le format est qualifié de « sélectif » et « exclusif » par l'opposition, notamment en raison de l'absence de l'AFC/M23, pourtant considéré comme un acteur central de la crise sécuritaire à l'Est du pays. Une critique qu'il balaie néanmoins, estimant que le principal acteur légitime du processus demeure le Président de la République, seul détenteur d'un mandat électif.

Le cadre de l'UDPS s'en prend directement aux figures de l'opposition regroupées au sein de la plateforme C64 (Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Matata Ponyo). Selon lui, ces personnalités, qui apparaissent régulièrement dans les médias pour contester le format du dialogue, ne détiennent aucun mandat populaire leur permettant de parler au nom du peuple congolais. « Est-ce que ces quatre individus valent plus que les Congolais qui sont plus de cent millions d'habitants ? », interroge-t-il, réfutant l'idée que ces opposants puissent se substituer à une consultation populaire élargie voulue par le Chef de l'État.

Il va plus loin, accusant certains opposants non élus de n'avoir d'intérêt pour le dialogue que dans la perspective d'un partage du pouvoir gouvernemental, sans lien selon lui avec les préoccupations réelles des populations.

Sur les questions sécuritaires proprement dites, cessez-le-feu, cantonnement et désarmement des groupes armés, Peter Kazadi indique que ces sujets relèvent d'un cadre distinct de négociation, et non du dialogue national en tant que tel.