Le président angolais João Lourenço a reçu, ce lundi 15 juin 2026, l’ambassadeur James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Au menu des échanges, rapporte la présidence angolaise, figuraient la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la poursuite des hostilités entre les parties en conflit, ainsi que le statu quo sur le volet diplomatique, notamment les processus de Washington avec les États-Unis d’Amérique et de Doha avec l’État du Qatar.
Alors qu’il n’est plus à la tête de l’Union africaine, João Lourenço reste attentif à la situation. Cette rencontre a permis au chef de la MONUSCO, qui revient de Goma pour la deuxième fois depuis son entrée en fonction, de réaffirmer l’engagement de son organisation à soutenir la mise en œuvre et la vérification des accords de cessez-le-feu dans la partie Est de la RDC.
"Les aspects liés à la situation sécuritaire prévalant dans le pays voisin ont dominé la réunion, a déclaré le diplomate, qui travaille en RDC depuis mars dernier. Il a souligné, dans une autre partie de ses déclarations, « l'engagement des Nations Unies à soutenir la mise en œuvre et la vérification des accords de cessez-le-feu dans l'Est-Congolais »", rapporte la présidence Angolaise
Par la même occasion, poursuit la présidence angolaise, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a salué les efforts importants déployés par l’Angola depuis plusieurs années en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en République démocratique du Congo.
Le nouveau patron de la MONUSCO a pris la direction de la mission à la suite du renouvellement d’un mandat d’un an par le Conseil de sécurité des Nations unies, valable jusqu’au 20 décembre 2026. Il aura la lourde responsabilité de mettre en œuvre la résolution de ce nouveau mandat sur le terrain. Appelée résolution 2808, cette décision fixe que la MONUSCO maintiendra un effectif maximum autorisé de 11 500 militaires, 600 observateurs militaires et officiers d’état-major, 443 policiers et 1 270 membres d’unités de police constituées.
Les priorités stratégiques de la mission consistent à : contribuer à la protection des populations civiles dans sa zone de déploiement ; réaliser les objectifs fixés par la résolution 2773 (2025) ; stabiliser et renforcer les institutions de l’État en RDC.
Contrairement aux précédents mandats, la résolution 2808 marque une pause dans le désengagement progressif de la MONUSCO, en raison de la dégradation persistante de la situation sécuritaire en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où la mission doit surveiller le cessez-le-feu.
Portée par la France, la résolution intègre également de nouveaux cadres diplomatiques, notamment l’Accord de paix de Washington (signé en juin 2025 entre la RDC et le Rwanda) et l’Accord de paix de Doha (novembre 2025). Dans ce contexte, la MONUSCO est appelée à jouer un rôle accru dans le soutien à un cessez-le-feu permanent, notamment à travers un mécanisme de suivi et de vérification.
Clément MUAMBA