RDC : après la répression du 12 juin, la C64 met en garde le Sénat contre toute complicité dans le processus référendaire

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Les membres du Bureau du Sénat

La Coalition Article 64 pour la Défense de l'Ordre Constitutionnel ne limite pas ses réactions aux violences du 12 juin. Dans son communiqué publié le 14 juin 2026, la plateforme d'opposition adresse un avertissement explicite au Sénat, lui intimant de ne pas cautionner un processus de révision constitutionnelle qu'elle juge contraire à la loi fondamentale.

La C64 met en garde la chambre haute contre toute participation à une entreprise visant à contourner les limites matérielles et circonstancielles fixées par la Constitution en matière de révision constitutionnelle. En sa qualité de chambre de sagesse de la République, estime la coalition, le Sénat se doit de demeurer un rempart face à toute dérive susceptible de compromettre l'ordre constitutionnel, les libertés fondamentales et la stabilité nationale.

L'avertissement est sans ambiguïté : la C64 rappelle que l'histoire retiendra la responsabilité des institutions et de leurs membres dans la préservation ou la remise en cause de l'ordre constitutionnel. Une formulation qui sonne comme une mise en demeure à l'endroit des sénateurs tentés de s'aligner sur la majorité présidentielle dans le cadre du débat référendaire.

Cet appel intervient alors que l'Assemblée nationale a déjà adopté la loi référendaire portée par le député Ngondankoy, ouvrant théoriquement la voie à l'élaboration d'une nouvelle constitution, et, selon ses détracteurs, à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. Le dossier se trouve désormais devant le Sénat, institution que la C64 somme de choisir son camp entre légalité constitutionnelle et alignement politique.